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La décrue s’amorce dans l’Ouest après des crues historiques

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Les niveaux d’eau commencent à baisser dans plusieurs départements, mais la situation reste préoccupante en aval des fleuves, où des milliers d’habitants subissent les conséquences des inondations.

Une baisse progressive des eaux est observée depuis dimanche dans certaines zones de l’Ouest de la France, après plusieurs jours de crues exceptionnelles. Trois départements, la Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire, demeurent toutefois en vigilance rouge, tandis que trois autres restent en alerte orange. Les autorités préviennent que le retour à la normale nécessitera encore plusieurs jours, voire davantage, notamment en raison de la lente propagation des flux vers l’aval.

À Angers, où la Maine a atteint 6,39 mètres samedi soir, la décrue est effective mais ne progresse que d’environ vingt centimètres par jour. Les perturbations sont significatives dans l’agglomération, avec des rues fermées à la circulation et le réseau de tramway affecté. Des passages surélevés ont été installés pour faciliter les déplacements des riverains. Les services estiment qu’au moins cinq mille personnes sont concernées par ces mesures.

Plus au sud, une digue protégeant plusieurs communes près de la Loire présente des signes de fragilité, conduitant les autorités à ordonner l’évacuation préventive de la population. Près de deux cents personnes ont quitté leur domicile samedi. Malgré les consignes, certains habitants, notamment des anciens ayant connu des épisodes similaires par le passé, ont choisi de rester sur place. Par ailleurs, les recherches se poursuivent pour retrouver un homme disparu mardi soir après le chavirage de son embarcation sur la Loire.

En Charente-Maritime, le niveau de la Charente se stabilise à un niveau élevé, avec un pic attendu en milieu de semaine. Environ trois mille habitations sont touchées par les inondations dans le département. Si plusieurs centaines de personnes ont dû être mises à l’abri, la plupart ont trouvé refuge chez des proches, laissant les centres d’hébergement d’urgence quasiment vides. Près de six cents foyers étaient encore privés d’électricité dimanche.

Dans les zones où les eaux se retirent, comme à Langon en Gironde, le long travail de nettoyage et de remise en état commence. Les élus locaux anticipent une phase complexe et prolongée. Pour de nombreux sinistrés, cette période marque aussi un temps de réflexion sur l’adaptation de leur logement face à la récurrence possible de tels événements. Devant les maisons affectées, des biens endommagés attendent souvent l’expertise des assurances avant d’être évacués.

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