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Économie

La colère des agriculteurs irakiens face aux restrictions hydriques

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Alors que l’Irak traverse une crise hydrique sévère, des centaines de cultivateurs ont manifesté pour dénoncer l’interdiction de travailler leurs terres, une mesure gouvernementale destinée à préserver les ressources en eau.

Des centaines d’agriculteurs irakiens se sont rassemblés samedi dans la province de Diwaniyah pour exprimer leur opposition à la politique officielle de restriction des cultures. Cette décision vise à économiser l’eau dans un contexte de pénurie croissante, mais elle prive de nombreux cultivateurs de leurs moyens de subsistance. Les manifestants, venus de plusieurs régions, ont exigé des compensations financières et la réouverture des canaux d’irrigation.

Le secteur agricole, déjà fragilisé par des décennies de conflits et d’instabilité, subit de plein fouet les effets de sécheresses répétées et de la raréfaction des précipitations. Les cultures de blé et de riz, pourtant essentielles à l’alimentation locale, sont désormais compromises. De nombreux exploitants ont dû abandonner leurs parcelles, tandis que les autorités réduisent drastiquement l’accès à l’eau afin d’assurer l’approvisionnement en eau potable des populations.

Les plaines historiquement fertiles du pays, traversées par le Tigre et l’Euphrate, connaissent un assèchement sans précédent. Le débit de ces fleuves a considérablement diminué au cours des dernières décennies, en raison non seulement de la sécheresse, mais aussi de la construction de barrages en amont, dans les pays voisins. Les réservoirs artificiels affichent des niveaux alarmants, et l’Irak ne reçoit plus qu’une faible partie des volumes d’eau prévus par les accords internationaux.

Les systèmes de gestion hydrique, endommagés par des années de guerre, peinent à faire face à cette situation critique. Pour les agriculteurs, cette crise se traduit par des pertes économiques massives et un avenir incertain. « Nous réclamons justice et le droit de cultiver à nouveau », ont-ils lancé, dénonçant une politique qui, selon eux, sacrifie leur survie sans leur offrir de solution de remplacement.

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