Monde
La Bolivie tourne la page après vingt ans de gouvernance socialiste
Le second tour de l’élection présidentielle opposera deux figures de la droite, dans un contexte de crise économique et de désillusion populaire.
Les électeurs boliviens ont marqué une rupture historique en plaçant deux candidats de droite en tête du premier tour de la présidentielle. Selon les résultats préliminaires, le sénateur Rodrigo Paz, héritier politique d’une famille influente, obtient 32,1 % des suffrages, talonné par l’ancien chef de l’État Jorge Quiroga, crédité de 26,8 %. Cette configuration inédite met un terme à deux décennies de domination du Mouvement vers le socialisme (MAS), fragilisé par des divisions internes et une gestion économique critiquée.
Le scrutin s’est déroulé dans un climat tendu, marqué par des pénuries persistantes de devises étrangères et de carburants, ainsi qu’une inflation record avoisinant les 25 %. Le président sortant Luis Arce, en conflit ouvert avec son prédécesseur Evo Morales, a renoncé à se représenter, laissant un vide que les candidats de gauche n’ont pas su combler. Les électeurs, lassés par les difficultés quotidiennes, ont massivement exprimé leur volonté de changement.
Rodrigo Paz, qui axe son programme sur la lutte contre la corruption et une fiscalité allégée, incarne pour certains une alternative modérée. Son rival, Jorge Quiroga, promet quant à lui une refonte radicale du modèle économique, qualifiant ce scrutin de « fin de cycle ». Leurs discours contrastés reflètent les attentes d’une population en quête de stabilité, après des années de tensions politiques.
L’absence du MAS au second tour, prévu le 19 octobre, constitue un revers sans précédent pour la gauche bolivienne. Evo Morales, empêché de se présenter par une décision judiciaire, a dénoncé un processus électoral « illégitime », sans pour autant mobiliser suffisamment ses partisans. Les fractures au sein de son mouvement et les affaires judiciaires l’ayant touché ont érodé sa base traditionnelle, y compris dans les zones rurales et autochtones.
Les analystes soulignent que l’échec de la gauche tient avant tout à ses propres contradictions. Corruption, mauvaise gestion et divisions internes ont progressivement éloigné un électorat pourtant acquis à ses politiques sociales. Le second tour s’annonce désormais comme un référendum sur l’avenir économique du pays, entre continuité et rupture.
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