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La Bolivie à la croisée des chemins après deux décennies de pouvoir socialiste

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Les électeurs boliviens se rendent aux urnes dans un contexte de crise économique aiguë, avec l’espoir d’un renouveau politique après vingt ans de gouvernance de gauche.

Ce dimanche, près de huit millions de citoyens ont été appelés à choisir leur nouveau président, dans un scrutin marqué par les difficultés financières du pays. La pénurie de devises étrangères, les problèmes d’approvisionnement en carburant et une inflation record avoisinant les 25% ont pesé lourd dans les débats.

Le président sortant, Luis Arce, héritier du mouvement socialiste incarné par l’ancien dirigeant Evo Morales, a renoncé à se représenter, fragilisé par les dissensions internes au sein de son camp. Les candidats du Mouvement vers le socialisme (MAS), au pouvoir depuis 2006, apparaissent distancés dans les sondages, signe d’un possible basculement politique.

Deux figures de la droite émergent comme favoris. Samuel Doria Medina, entrepreneur centriste, et Jorge Quiroga, ancien chef de l’État, promettent tous deux une rupture avec le modèle économique étatiste qui a dominé ces dernières années. Leurs programmes misent sur une gestion plus rigoureuse des finances publiques et une relance du secteur privé.

L’ombre d’Evo Morales plane cependant sur ce scrutin. Bien qu’écarté de la course par la justice, l’ex-président conserve une influence notable dans les zones rurales et parmi les populations indigènes. Ses appels à la mobilisation en cas de victoire de l’opposition pourraient compliquer la transition.

Pour de nombreux Boliviens, le bilan des années Morales et Arce est contrasté. Si la pauvreté a reculé durant leur mandat, la chute des revenus liés aux hydrocarbures et les difficultés économiques récentes ont nourri un sentiment de désillusion. « Nous avons besoin de stabilité », résume une commerçante de La Paz, autrefois fidèle au MAS.

Ce scrutin présidentiel s’accompagne également du renouvellement du Parlement, ajoutant une dimension cruciale à ce moment charnière pour l’avenir du pays. Les analystes s’attendent à un second tour en octobre, qui pourrait sceller un tournant historique pour la Bolivie.

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