Société
La bataille pour Nantes s’engage sur le terrain de la sécurité
_**À l’approche des élections municipales, l’union des droites tente de faire de la sécurité son principal argument face à la maire socialiste sortante, favorite dans un fief historique de la gauche.**_
La ville de Nantes, administrée par la gauche sans interruption depuis près de quatre décennies, est au cœur d’une campagne électorale particulièrement tendue. La candidate socialiste sortante, Johanna Rolland, fait face à une coalition inédite rassemblant Les Républicains et le MoDem. Cette alliance, emmenée par Foulques Chombart de Lauwe, conseiller municipal d’opposition, a fait de la question sécuritaire l’axe central de sa critique du mandat écoulé.
Le candidat de la droite et du centre dépeint une ville où l’ordre public se serait dégradé, promettant en réponse un renforcement massif des moyens. Son programme prévoit notamment un déploiement accru de la vidéoprotection, l’armement de la police municipale et un doublement de ses effectifs. Il accuse l’équipe sortante d’avoir, par conviction idéologique, négligé cette priorité et de n’avoir apporté qu’une réponse très insuffisante aux préoccupations des habitants.
Face à ces attaques, la maire sortante défend son bilan. Elle met en avant le doublement des effectifs de police municipale au cours de son mandat et l’installation prochaine de postes fixes dans certains quartiers en soirée. Candidate d’une large union de la gauche, elle présente son adversaire comme un représentant d’une droite rétrograde dont les projets seraient néfastes pour la ville. Elle affirme que son opposition ne se résume pas à une simple étiquette politique mais incarne un combat pour préserver Nantes de ce qu’elle considère comme une régression.
Les observateurs politiques estiment que l’union des droites et du centre était une condition nécessaire pour espérer concurrencer la favorite dans ce bastion socialiste. Ils soulignent cependant que la capacité de la sécurité à devenir le thème décisif du scrutin reste l’inconnue majeure de ce duel. L’éventuelle montée en puissance du discours sur l’ordre public pourrait en effet redistribuer les cartes et bénéficier aux formations qui en font leur cheval de bataille.
La campagne voit également la présence d’autres candidats, dont une liste de la France insoumise et une candidature divers centre, née d’un désaccord avec la stratégie d’alliance du camp présidentiel. Cette fragmentation pourrait influencer l’issue du second tour dans une ville où, lors du précédent scrutin, la gauche unie avait largement devancé des droites divisées.
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