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«Je ne sous-estime pas le mécontentement» : Emmanuel Macron répond à l’intersyndicale

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Emmanuel Macron estime avoir une "majorité solide" pour la réforme des retraites

À la veille d’une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le président n’entend a priori pas accéder à la demande des centrales, qui exigeaient d’être reçues «en urgence».

Le président Emmanuel Macron ne cède pas aux demandes des centrales syndicales qui exigeaient d’être reçues « en urgence » pour discuter de la réforme des retraites. À la veille d’une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme, il a répondu par courrier en soulignant le mécontentement des Français inquiets de ne jamais avoir de retraite et en reconnaissant le « désaccord » exprimé par les centrales. Néanmoins, il ne propose pas de rendez-vous et n’esquisse pas de recul sur son texte, qui reste toujours aussi urgent. Le gouvernement reste « à l’écoute », mais seuls les enrichissements apportés par l’Assemblée et le Sénat pourront faire évoluer son projet.

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Le président Macron rappelle également que le Conseil d’orientation des retraites et le Conseil supérieur des retraites ont souligné la nécessité d’une réforme pour assurer la pérennité du système de retraite. Il insiste sur la nécessité d’adapter le système pour le préserver et propose le choix clair de travailler un peu plus longtemps, en épargnant les plus fragiles et en veillant à ne pas pénaliser ceux qui ont commencé à travailler tôt ou ont les métiers les plus difficiles.

Le président souligne également que de nombreuses évolutions ont été apportées au projet initial du Gouvernement suite aux concertations menées par la Première Ministre Elisabeth Borne et le Ministre du Travail Olivier Dussopt. Malgré l’opposition exprimée par les organisations syndicales, le projet de loi a été amélioré notamment sur la question de l’âge légal en renonçant à le porter à 65 ans, la prise en compte de la pénibilité, des carrières longues, de la revalorisation des petites retraites et de l’emploi des seniors. Ces concertations ont permis d’aboutir à un projet plus juste sans compromettre l’objectif d’équilibre financier.

Le projet de loi est actuellement débattu au Sénat après avoir été examiné par l’Assemblée nationale. Les parlementaires représentent la pluralité des opinions de notre société et tous les points de vue sont exprimés. Le président Macron rappelle que les échanges ont été nombreux pendant la phase d’élaboration du projet de loi avant qu’il ne soit adopté en conseil des ministres. Le président reste confiant dans le processus législatif en cours et les débats en cours au Sénat.

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Retraites : les syndicats annoncent une 10e journée de mobilisation le 28 mars

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Retraites : les syndicats annoncent une 10e journée de mobilisation le 28 mars

Les syndicats appellent à une dixième journée de mobilisation contre la réforme des retraites

La mobilisation contre la réforme des retraites ne faiblit pas. Après une neuvième journée de grèves et de manifestations qui a rassemblé selon les syndicats plus de trois millions de personnes, ces derniers ont annoncé une dixième journée de mobilisation pour le 28 mars prochain. Le mouvement social et syndical se veut pérenne et responsable, selon les organisations, qui affirment la détermination du monde du travail et de la jeunesse à obtenir le retrait de la réforme.

L’Intérieur a dénombré moins de 1,1 million de personnes dans les rues lors de cette neuvième journée de mobilisation, mais le chiffre des syndicats équivaut à celui du 7 mars, qui constituait jusqu’à présent le record de participation depuis le début de la mobilisation. Cette mobilisation accrue témoigne d’un net regain de participation après l’usage du 49.3 pour faire passer la réforme au Parlement, et suite à une intervention télévisée d’Emmanuel Macron qui a suscité la colère des opposants.

Les syndicats appellent également à des rassemblements syndicaux de proximité ce week-end, en réponse aux « contre-vérités exprimées par le président de la République et son entêtement incompréhensible », selon leurs termes. Ils ont également souligné que les incidents survenus ces derniers jours dans plusieurs grandes villes de France étaient la responsabilité du gouvernement et non des organisations syndicales.

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Manifestation à Bordeaux : des débordements entraînent l’incendie de la porte de la mairie

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Manifestation à Bordeaux : des débordements entraînent l'incendie de la porte de la mairie

La porte de l’Hôtel de ville de Bordeaux a été incendiée ce jeudi 23 mars vers 20h15, après la manifestation contre la réforme des retraites. Le feu a été rapidement éteint par les pompiers, mais l’image de la porte en feu a été impressionnante. Les dégâts semblent se limiter à l’entrée du bâtiment.

Selon la préfecture, il s’agit d’un incendie volontaire, mais les responsables ne sont pas connus pour l’instant. Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, est arrivé sur place en compagnie du préfet de la Gironde, Etienne Guyot. Ils ont constaté les dégâts et le maire écologiste a déploré cet acte, se demandant « pourquoi on s’attaque à la maison de tous les bordelais ».

Un homme a été interpellé, a annoncé le préfet. Les raisons de son geste ne sont pas connues pour l’instant. L’incident a eu lieu à la suite d’une journée de manifestations contre la réforme des retraites. Ce n’est malheureusement pas la première fois que des actes de violence se produisent dans ce contexte. Le gouvernement a condamné cet acte avec fermeté et a promis de faire toute la lumière sur cet incident.

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Record de mobilisation contre la réforme : 3,5 millions de manifestants aujourd’hui selon la CGT

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Record de mobilisation à Paris : 3,5 millions de manifestants aujourd'hui selon la CGT
23 mars 2023 lors d'une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites

Au lendemain de l’interview d’Emmanuel Macron, les cortèges ont de nouveau fait le plein dans de très nombreuses villes. A Paris, la CGT a dénombré 800 000 opposants à la réforme du gouvernement.

La mobilisation contre la réforme des retraites ne faiblit pas, bien au contraire, quelques jours après l’adoption définitive du texte à l’Assemblée. Pour la neuvième journée de manifestations nationales à l’appel de l’intersyndicale, jeudi 23 mars, les opposants à la réforme du gouvernement étaient nettement plus nombreux que le 15 mars dans de nombreuses villes de France : 3,5 millions selon les chiffres de la CGT (dont 800 000 à Paris) et près de 1,1 million selon le ministère de l’Intérieur (dont 119 000 dans la capitale). Des chiffres quasiment identiques à ceux de la plus forte journée de manifestations jusqu’à présent, le 7 mars.

Une semaine après un huitième round en demi-teinte (480 000 manifestants dans tout le pays selon le ministère de l’Intérieur, plus de 1,7 million selon la CGT) et au lendemain de l’interview d’Emmanuel Macron, les cortèges ont donc de nouveau fait le plein. A Rouen, la préfecture a dénombré 14 800 manifestants, un record depuis le début du mouvement social, tandis que la CGT en a revendiqué 23 000.

Près de 300 000 manifestants à Marseille, selon la CGT

La participation a également été en forte hausse à Lyon (22 000 à 55 000 manifestants), Brest (20 000 à 40 000) ou Montpellier (18 000 à 40 000), où la mobilisation est toutefois restée en-deçà des sommets enregistrés lors des précédentes journées, surtout le 31 janvier et le 7 mars. Un regain par rapport à la précédente journée de mobilisation a également été observé dans des villes moyennes comme Agen (4 000 à 6 000), Laval (5 200 à 9 600) ou Valenciennes (3 100 d’après la police).

Si les chiffres varient le plus souvent du simple au double entre les comptages de la police et ceux des syndicats, certaines villes se sont distinguées par des écarts bien plus prononcés, notamment Saint-Etienne (6 200 à 35 000), Nice (5 200 à 40 000) et, comme à l’accoutumée, Marseille, où la préfecture a compté 16 000 manifestants, soit dix-sept fois moins que les 280 000 recensés par la CGT.

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