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Israël prendra le contrôle de la sécurité à Gaza après la guerre affirme Benjamin Netanyahu

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Israël prendra le contrôle de la sécurité à Gaza après la guerre affirme Benjamin Netanyahu

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé dans une interview accordée à ABC News lundi soir qu’il n’y aurait pas de cessez-le-feu à Gaza sans la libération des otages détenus par le Hamas. Ces déclarations interviennent dans un contexte de conflit qui perdure, malgré les appels pressants à un arrêt des hostilités.

Netanyahu a également annoncé qu’Israël assumerait « pour une durée indéterminée, la responsabilité générale de la sécurité » dans le territoire palestinien après la guerre, soulignant que lorsque la sécurité n’était pas sous la responsabilité d’Israël, cela conduisait à des actes terroristes perpétrés par le Hamas.

Avant ces déclarations, Oussama Hamdane, un haut responsable du Hamas au Liban, avait affirmé que le mouvement resterait à Gaza et n’accepterait pas « un gouvernement de Vichy » dans le territoire qu’il contrôle depuis 2007, faisant référence au régime collaborationniste français sous l’occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les propos de Netanyahu surviennent alors que le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à un « cessez-le-feu humanitaire », soulignant l’urgence de la situation à Gaza, qui est devenue, selon lui, un « cimetière pour les enfants ». Guterres a qualifié la situation de « cauchemar » et a condamné les actes terroristes du Hamas.

Le bilan des combats en cours est lourd, avec plus de 10 000 morts à Gaza, dont la majorité sont des civils, dont plus de 4 000 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas. Du côté israélien, plus de 1 400 personnes ont perdu la vie, principalement des civils, lors de l’attaque du Hamas en octobre, qui est la plus meurtrière de l’histoire du pays. De plus, le Hamas retient en otage plus de 240 personnes.

La Maison Blanche a annoncé que le président américain Joe Biden avait évoqué avec Netanyahu la possibilité de pauses tactiques dans les combats pour permettre aux civils de quitter en sécurité les zones de conflit, assurer que l’aide humanitaire atteigne les civils dans le besoin, et envisager la libération potentielle des otages.

Pendant ce temps, l’armée israélienne a annoncé l’intensification de sa campagne de bombardements, qui doit se poursuivre pendant plusieurs jours, tout en menant des opérations terrestres depuis le 27 octobre. Les affrontements les plus intenses se déroulent dans le nord du territoire, où se trouve la ville de Gaza, désormais encerclée.

La situation humanitaire à Gaza est critique, avec 2,4 millions de Palestiniens piégés dans un territoire de 362 km². Le siège imposé par Israël depuis le 9 octobre prive les habitants d’eau, d’électricité et de nourriture. Des millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons, selon les Nations Unies.

Antonio Guterres a déploré le manque d’aide humanitaire parvenant à Gaza via le point de passage de Rafah avec l’Égypte. Malgré l’acheminement de 569 camions depuis le 21 octobre, l’aide reste insuffisante face aux besoins massifs.

La situation à Gaza demeure une préoccupation internationale majeure, avec des appels répétés en faveur d’un cessez-le-feu et de l’acheminement d’une aide humanitaire d’urgence pour soulager la souffrance des civils pris au piège de cette crise.

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