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Ishiba résiste malgré une défaite électorale historique au Japon

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Le Premier ministre japonais maintient sa position après un revers sans précédent aux sénatoriales, plongeant le pays dans une situation parlementaire inédite.

Shigeru Ishiba a confirmé son intention de rester à la tête du gouvernement japonais malgré la déroute de sa coalition lors des élections sénatoriales. Selon les résultats définitifs, le Parti libéral-démocrate (PLD) et son allié Komeito n’ont remporté que 47 sièges sur les 125 en jeu, perdant ainsi leur majorité dans la chambre haute. Avec seulement 122 sénateurs sur 248, ils se retrouvent désormais en minorité dans les deux assemblées, une première depuis l’après-guerre.

Interrogé sur son maintien au pouvoir, le chef du gouvernement a répondu par l’affirmative, invoquant la nécessité de gérer les négociations commerciales avec les États-Unis avant l’échéance du 1er août. Son entourage a indiqué qu’il informerait prochainement les cadres du PLD de sa décision. Toutefois, cette posture suscite des interrogations au sein même de son camp, où certains redoutent un blocage institutionnel.

La situation politique s’annonce complexe pour l’exécutif, déjà minoritaire à la chambre basse depuis les législatives anticipées de l’automne dernier. L’opposition, bien que renforcée, reste trop divisée pour former une majorité cohérente. Le Parti démocrate constitutionnel a progressé avec 22 sièges, tandis que le Sanseito, formation populiste anti-immigration, réalise une percée spectaculaire en passant de 2 à 14 élus.

Sur le plan économique, les défis s’accumulent. L’inflation, à 3,3 % en juin, pèse sur le pouvoir d’achat, notamment en raison du doublement du prix du riz en un an. Les mesures d’urgence, comme les subventions énergétiques ou la libération des stocks stratégiques, peinent à enrayer la hausse. Par ailleurs, les tensions commerciales avec Washington fragilisent les exportations automobiles, secteur clé de l’économie nippone.

Les marchés financiers s’alarment également de la dégradation des finances publiques, avec un endettement public déjà record aggravé par les plans de relance successifs. Les taux d’emprunt ont récemment flambé, reflétant la défiance des investisseurs. Dans ce contexte, la résistance de M. Ishiba pourrait prolonger une crise politique dont le Japon peine à sortir.

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