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François Bayrou écarte une hausse généralisée des impôts mais évoque des ajustements

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Le Premier ministre privilégie une réduction des dépenses publiques tout en laissant entrevoir des réformes sociales et institutionnelles.

Le chef du gouvernement a clarifié sa position budgétaire lors d’une intervention télévisée. Tout en excluant une augmentation massive des prélèvements obligatoires, il n’a pas fermé la porte à des mesures ciblées. « Des efforts ponctuels pourront être nécessaires, mais la solution ne réside pas dans une fiscalité plus lourde », a-t-il déclaré, refusant toutefois d’entrer dans le détail des arbitrages à venir.

La réflexion gouvernementale s’oriente davantage vers une maîtrise des finances publiques, la France détenant selon lui un double record en matière de dépenses et de pression fiscale. « Notre niveau de dépenses publiques n’est plus tenable si nous voulons respecter nos engagements européens », a-t-il souligné, faisant référence à l’objectif de ramener le déficit à 4,6 % du PIB d’ici 2026. Parmi les pistes évoquées figure un resserrement des dispositifs sociaux, dont les indemnités maladie, jugées particulièrement généreuses comparées à d’autres nations européennes.

Sur un tout autre sujet, le Premier ministre a relancé le débat sur la réforme électorale. Partisan d’une introduction de la proportionnelle, il propose de soumettre cette question complexe à l’approbation directe des citoyens. « Ce sujet divise depuis trop longtemps. Laissons les Français trancher par référendum », a-t-il plaidé, reconnaissant les dissensions au sein même de sa majorité sur ce dossier sensible. Une consultation populaire permettrait selon lui de dépasser les clivages traditionnels et d’ancrer durablement le mode de scrutin choisi.

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