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Fillon face à la justice : sursis et inéligibilité requis dans l’affaire des emplois familiaux
L’ancien Premier ministre comparaît à nouveau pour des soupçons d’emplois fictifs attribués à son épouse, dans un dossier qui a marqué durablement sa carrière politique.
La cour d’appel de Paris a été saisie mardi d’une demande de condamnation à quatre ans de prison avec sursis contre François Fillon, dans le cadre de l’enquête sur les rémunérations perçues par son épouse Penelope pour des missions parlementaires présumées fictives. Les magistrats ont également requis une amende de 375 000 euros et une interdiction d’exercer tout mandat électif pendant dix ans.
L’ancien chef du gouvernement, âgé de 71 ans, avait déjà été reconnu coupable en 2022 de détournement de fonds publics et d’autres infractions liées à ces contrats. Cependant, la Cour de cassation avait ordonné un réexamen de la peine, jugeant insuffisamment motivée la partie ferme initialement prononcée.
Devant les juges, François Fillon a évoqué une « blessure morale », dénonçant un traitement judiciaire qu’il estime influencé par son statut d’ancien candidat à la présidentielle de 2017. Bien qu’il affirme ne plus avoir d’ambition politique, il conteste fermement les accusations portées contre lui.
Dans cette affaire, son épouse et son ancien suppléant Marc Joulaud ont également écopé de peines avec sursis, ainsi que d’amendes et d’inéligibilités temporaires. L’Assemblée nationale, partie civile, a obtenu près de 800 000 euros de dommages et intérêts, bien qu’une partie de cette somme ait été révisée en raison de certaines activités effectives reconnues à Penelope Fillon.
Ce scandale, révélé en 2017 par la presse, avait profondément ébranlé la campagne présidentielle de l’ex-Premier ministre, alors favori des sondages. Les enquêteurs n’avaient pu établir la réalité des tâches attribuées à son épouse, malgré de nombreux témoignages recueillis. L’affaire s’était soldée par une déroute électorale historique pour la droite, avec seulement 20 % des voix au premier tour.
Le dossier judiciaire avait également concerné un autre collaborateur de François Fillon, l’écrivain Maël Renouard, avant d’être classé après un remboursement des sommes contestées. L’issue définitive de cette longue procédure reste désormais entre les mains de la cour d’appel, qui rendra son verdict dans les semaines à venir.
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