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Fermeture d’un centre fiscal à Paris : les habitants d’un quartier populaire dans l’inquiétude

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Dans le 19e arrondissement de la capitale, la suppression prochaine d’un service des impôts fréquenté suscite l’inquiétude des usagers, notamment les plus fragiles.

La disparition annoncée d’un bureau des finances publiques dans un secteur densément peuplé du nord-est parisien provoque un vif mécontentement. Ce lieu, situé près de l’ancienne petite ceinture ferroviaire, constitue pour beaucoup un point d’accès indispensable aux démarches fiscales. D’ici 2028, sa fermeture obligera les contribuables à se déplacer vers d’autres sites, souvent plus éloignés.

Actuellement, les permanences ont déjà été réduites à trois demi-journées hebdomadaires, une mesure qui complique la vie des usagers. Les files d’attente s’allongent dès l’aube, comme en témoigne Abdou, étudiant de 20 ans, venu déclarer ses revenus pour la première fois. Comme lui, de nombreuses personnes préfèrent le contact humain aux procédures en ligne, par méfiance ou difficulté à utiliser les outils numériques.

Les syndicats pointent du doigt une baisse drastique des effectifs et une accessibilité en recul, pénalisant particulièrement les populations vulnérables. Les seniors, les travailleurs précaires ou les personnes maîtrisant mal le français risquent de se retrouver isolés face à des démarches administratives complexes. La Direction générale des finances publiques justifie cette réorganisation par une rationalisation des services et un rééquilibrage territorial.

Pourtant, sur le terrain, l’incompréhension domine. Maurine, auto-entrepreneuse de 23 ans, souligne le manque de clarté des documents officiels. Manuella, habitante du quartier depuis dix ans, dénonce une dégradation progressive de l’accueil. Quant à Léa, une aide-soignante, elle s’indigne : « Et les personnes âgées, comment feront-elles sans accompagnement ? »

Cette fermeture cristallise ainsi un malaise plus large sur l’éloignement des services publics dans les zones urbaines populaires, où les besoins d’accompagnement restent criants.

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