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Faustin-Archange Touadéra décroche un troisième mandat à la tête de la Centrafrique

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_**Le chef de l’État sortant l’emporte avec près de 78 % des suffrages, selon les résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle, une victoire contestée par une opposition qui dénonce des irrégularités.**_

Faustin-Archange Touadéra conserve la présidence de la République centrafricaine. La Cour constitutionnelle a proclamé lundi les résultats définitifs du scrutin du 28 décembre dernier, attribuant au chef de l’État sortant 77,90 % des voix. Cette réélection, anticipée par de nombreux observateurs, lui ouvre un troisième mandat consécutif à la tête de ce pays d’Afrique centrale.

Son principal rival, Anicet Georges Dologuélé, qui avait dénoncé des fraudes à grande échelle et saisi la justice pour demander l’annulation du scrutin, obtient 13,50 % des suffrages. La Cour constitutionnelle a rejeté son recours. Une autre figure de l’opposition, Henri-Marie Dondra, arrive en troisième position avec un score de 2,97 %. Il avait pour sa part renoncé à contester les résultats devant les juges.

L’élection s’est tenue dans un contexte sécuritaire toujours tendu, malgré une accalmie relative après la guerre civile des années 2010. Le président réélu a lui-même reconnu la fragilité de cette stabilisation, qu’il place au cœur des défis de son nouveau mandat. Celle-ci repose sur plusieurs piliers, dont la présence de la mission onusienne Minusca et celle de plusieurs centaines de paramilitaires russes, initialement déployés sous la bannière du groupe Wagner.

La Centrafrique, l’un des États les plus pauvres du monde, demeure fortement dépendante de l’aide internationale. Malgré d’importantes ressources naturelles, la majorité de sa population vit dans une grande précarité, confrontée à un accès limité aux services essentiels, à un chômage persistant et à une inflation galopante.

La participation électorale s’est établie à 52,43 % pour ce quadruple scrutin, qui comprenait également les élections législatives, régionales et municipales. Le second tour des législatives, auquel le candidat Dologuélé reste en lice, doit encore être organisé.

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