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Europe : L’UE prépare un embargo pétrolier, Moscou frappe jusque dans l’ouest de l’Ukraine

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La Commission européenne a proposé un embargo progressif de l’UE sur le pétrole et les produits pétroliers achetés à la Russie, en représailles à la guerre en Ukraine, au moment où l’armée russe frappe mercredi des sites jusque dans l’extrême ouest du pays.

L’Union européenne a aussi annoncé qu’elle allait « considérablement accroître » son soutien militaire à la Moldavie face aux craintes de voir le conflit s’étendre à cette petite ex-république soviétique de 2,5 millions d’habitants, enclavée entre l’Ukraine et la Roumanie.

« Nous renoncerons progressivement aux livraisons russes de pétrole brut dans les six mois et à celles de produits raffinés d’ici à la fin de l’année », a déclaré mercredi à Strasbourg la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Cette interdiction sera menée de manière à permettre la mise en place d’autres voies d’approvisionnement, a-t-elle précisé, alors que le pétrole russe représente environ un quart des importations d’or noir de l’UE.

Selon plusieurs responsables et diplomates européens, le projet prévoit une exemption pour la Hongrie et la Slovaquie, deux pays enclavés et totalement dépendants des livraisons par l’oléoduc « Droujba », qui pourront continuer leurs achats à la Russie en 2023.

Bruxelles propose également d’exclure trois banques russes supplémentaires, dont Sberbank, de loin le plus gros établissement du pays, du système financier international Swift.

La Commission préconise aussi de sanctionner le chef de l’Eglise orthodoxe russe, le patriarche Kirill, a multiplié les sermons soutenant l’intervention militaire en Ukraine.

Jusqu’en Transcarpatie

De son côté le président du Conseil européen Charles Michel était en visite à Chisinau, la capitale moldave, quelques jours après des attaques dans le territoire séparatiste moldave prorusse de Transdniestrie et après des propos tenus fin avril par un général russe, Roustam Minnekaïev, selon lesquels la prise du sud de l’Ukraine permettrait aux Russes d’avoir un accès direct à cette région.

« Nous prévoyons cette année de considérablement accroître notre soutien à la Moldavie en livrant des équipements militaires supplémentaires à ses forces armées », a déclaré Charles Michel, qui représente les Etats membres de l’UE.

Sur le terrain en Ukraine, les forces russes continuaient de bombarder l’est mais ont aussi lancé des missiles sur de nombreuses cibles à travers le pays, jusqu’à Lviv près de la frontière polonaise et la région montagneuse de Transcarpatie proche de la Hongrie, jusque-là préservée de la guerre.

L’armée russe poursuit son offensive dans l’est de l’Ukraine dans l’objectif de « s’assurer le contrôle total des régions de Donetsk et Lougansk et de maintenir un couloir terrestre en Crimée occupée », a précisé l’état-major de l’armée ukrainienne mercredi matin sur Facebook.

« Afin de détruire les infrastructures de transport de l’Ukraine, l’ennemi a tiré des missiles sur des installations dans les régions de Dnipropetrovsk, Kirovograd, Lviv, Vinnytsia, Kiev, de la Transcarpatie, d’Odessa et de Donetsk », détaille le communiqué.

Deux personnes ont été tuées dans la région de Lougansk ces dernières 24 heures, a indiqué mercredi le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï. « Chaque ville de la région était sous le feu des bombes », a-t-il commenté.

« Enfer »

Mardi, quelque 21 civils sont morts et 27 ont été blessés dans la région de Donetsk, le bilan quotidien le plus lourd depuis la frappe sur la gare de Kramatorsk qui avait fait 57 morts, selon le gouverneur régional Pavlo Kyrylenko.

Parmi ces 21 tués, 10 l’ont été dans la frappe sur une usine à Avdiivka et cinq à Lyman, l’un des points chauds sur la ligne de front.

Les forces russes ont lancé mardi pour la première fois l’assaut contre l’aciérie d’Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol (sud-est). Jusqu’à présent les forces russes pilonnaient par avion et depuis la mer cette immense usine, sans y pénétrer.

Mardi, l’ONU a, de son côté, annoncé avoir réussi à évacuer plus d’une centaine de civils depuis le site d’Azovstal, où des des dizaines d’autres sont retranchés avec des combattants ukrainiens dans des galeries souterraines datant de la Seconde Guerre mondiale, sans nourriture ni médicaments.

Dans une déclaration sur Internet mardi soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué que 156 civils avaient été évacués et étaient arrivés à Zaporijjia, ville sous contrôle ukrainien à 230 km au nord-ouest de Marioupol.

Une nouvelle opération d’évacuation est programmée mercredi, « si la situation en termes de sécurité le permet », a déclaré mardi la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. Or, rien ne dit que les conditions seront réunies après l’annonce mardi par les forces russes de leur attaque, lancée après des semaines d’intenses bombardements.

Ceux qui ont enfin pu être évacués ont commencé à raconter l’enfer dans lequel ils étaient plongés pendant des semaines.

« Nous sommes tellement reconnaissants à tous ceux qui nous ont aidés. Il y a eu un moment où nous avions perdu espoir, nous pensions que tout le monde nous avait oubliés », a déclaré l’une des évacuées, Anna Zaïtseva, avec dans les bras son bébé de six mois, Sviatoslav.

« Les personnes avec qui j’ai voyagé m’ont raconté des histoires déchirantes sur l’enfer qu’elles ont vécu. Je pense aux personnes qui restent piégées. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider », a déclaré mardi la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour l’Ukraine, Osnat Lubrani, qui a participé à cette opération d’évacuation.

« Mercenaires israéliens »

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a, lui, souhaité « davantage de pauses humanitaires » sur le modèle de celle organisée avec Kiev et Moscou et qui a permis l’évacuation des civils d’Azovstal, sans préciser leurs lieux possibles.

Et dans un appel téléphonique de plus de deux heures mardi midi avec le président Vladimir Poutine, son homologue français Emmanuel Macron lui a demandé de « permettre la poursuite (de ces) évacuations ».

Le dirigeant russe a de son côté réclamé des alliés occidentaux de l’Ukraine qu’ils cessent leurs livraisons d’armes à Kiev. Le même jour, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé une aide militaire supplémentaire de 355 millions d’euros en faveur de l’Ukraine.

Et sur le front diplomatique, la Russie boycottera mercredi – un geste rare – une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU avec le Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union européenne, illustrant une nouvelle dégradation des relations entre Moscou et ses partenaires aux Nations unies, selon des diplomates.

Des « mercenaires israéliens » combattent en Ukraine aux côtés du régiment Azov, que Moscou qualifie de « nazi », a affirmé mercredi la diplomatie russe, dont une sortie sur le prétendu « sang juif » d’Hitler avait déclenché une virulente polémique.

Fondé en 2014 par des militants d’extrême droite avant d’être intégré dans les forces régulières, le régiment ukrainien Azov s’est imposé comme l’un des plus farouches adversaires des forces russes qui mènent une offensive militaire contre l’Ukraine depuis le 24 février.

 

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Zelensky à Paris : Macron assure sa «détermination» à accompagner l’Ukraine «vers la victoire»

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Zelensky à Paris : Macron assure sa «détermination» à accompagner l'Ukraine «vers la victoire»

Le président ukrainien est arrivé à l’Élysée de Londres, où il se trouvait mercredi pour son deuxième déplacement à l’étranger depuis le début de la guerre dans son pays, il y a près d’un an.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Paris ce mercredi 8 février, pour un dîner à huis clos avec son homologue français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz. Il a été accueilli par le ministre des Armées Sébastien Lecornu au sortir de l’avion, avant d’arriver sur le perron de l’Élysée, serrant la main d’Emmanuel Macron.

«Merci d’être ce soir à l’Élysée, qui est un lieu que tu connais», a déclaré en préambule Emmanuel Macron à Volodymyr Zelensky, reçu en 2019 alors qu’il était candidat à la présidentielle ukrainienne. Il a en outre affirmé vouloir «accompagner l’Ukraine à la victoire et à la paix (…) La Russie ne peut ni ne doit l’emporter.» «Nous nous tenons aux côtés de l’Ukraine. Ce qui se joue en Ukraine engage l’avenir de l’Europe. Nous plaidons le rétablissement des droits de l’Ukraine», a-t-il poursuivi, tout en louant le «courage et la lucidité» de Volodymyr Zelensky. «Nous serons là aussi pour que les crimes de guerre dont les soldats russes se rendent coupables soient punis», a-t-il tranché.

De son côté, Volodymyr Zelensky s’est dit «reconnaissant», tout en félicitant «l’unité continentale» et le «leadership d’Emmanuel» dans cette guerre contre les soldats russes. «Nous avons besoin d’armes», a-t-il aussi plaidé. Le chancelier allemand Olaf Scholz a de son côté salué la présence de Zelensky en Europe, affirmant que l’Allemagne continuerait à soutenir l’Ukraine autant de temps qu’il le faudra.

Les trois dirigeants évoqueront ensemble lors du dîner le «soutien indéfectible de l’Europe à l’Ukraine», et la poursuite de «l’étroite coordination qui permet de répondre avec réactivité et efficacité aux besoins exprimés par Kiev», a dit la présidence française dans un communiqué publié avant l’arrivée du chef d’État ukrainien.

Le président ukrainien est arrivé de Londres où il se trouvait mercredi pour son deuxième déplacement à l’étranger depuis le début de la guerre dans son pays il y a près d’un an. Volodymyr Zelensky est ensuite attendu jeudi à Bruxelles pour un sommet de l’Union européenne. Il n’a confirmé que ce mercredi soir qu’il rencontrerait jeudi les «dirigeants européens». En décembre, il avait déjà été accueilli en héros aux États-Unis qui sont, de loin, le plus gros fournisseur d’armes à Kiev pour l’aider à résister à l’armée russe.

«Soutiens majeurs»

Cette mini-tournée européenne intervient à l’approche du premier anniversaire de l’invasion russe, le 24 février 2022. Il y a un an jour pour jour, Emmanuel Macron se rendait d’ailleurs à Kiev, de retour de Moscou, sans parvenir à stopper l’escalade.

Alors que les informations sur la venue du président ukrainien au sommet européen avaient commencé à filtrer mardi, son arrivée d’abord au Royaume-Uni a été une surprise, d’autant que l’Ukraine aspire à adhérer à l’UE dont Londres n’est plus membre. L’Élysée avait pour sa part estimé dans la matinée que la visite de Volodymyr Zelensky à Bruxelles était «une très bonne chose», tout en estimant qu’il n’était «pas illogique» qu’il aille aussi auprès des dirigeants de l’UE. «L’Europe est un de ses soutiens majeurs avec un total de plus de 45 milliards d’euros d’aides en tous genres» et «les Européens, y compris la France, continuent d’être des soutiens majeurs en matière d’armement», a fait valoir un conseiller du président Macron.

Le dîner parisien avec Volodymyr Zelensky a été organisé en toute hâte, selon une source proche du dossier. Le déplacement dans la capitale française ne sera en revanche pas l’occasion d’un grand discours devant le Parlement, comme cela a été le cas à Washington et à Londres, et comme cela semble devoir être le cas devant les députés européens à Bruxelles.

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Royaume-Uni : le système de santé confronté à la grève la plus importante de son histoire

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Royaume-Uni : le système de santé confronté à la grève la plus importante de son histoire

Des dizaines de milliers d’infirmières et d’ambulanciers ont arrêté de travailler pour la première fois le même jour.

C’est la plus importante journée de grève de son histoire. Le système de santé public britannique a décidé de débrayer, lundi 6 février, pour réclamer des augmentations de salaires. Comme l’avaient fait la semaine dernière enseignants, cheminots et gardes-frontières lors d’une journée de mobilisation sociale sans équivalent depuis une décennie au Royaume-Uni, le personnel du NHS, le service de santé public et gratuit, a rejoint les piquets de grève tôt lundi matin.

« Sous-effectif. Sous-évalué. Sous-payé », dénonçait par exemple une pancarte brandie par deux infirmières de l’hôpital Saint-Thomas, à Londres.

Opérations repoussées, urgences totalement débordées, attentes de plusieurs heures pour les ambulances.. Le NHS, qui faisait il y a quelques années encore la fierté des Britanniques, traverse une profonde crise, affaibli par les politiques d’austérité en œuvre depuis plus de 10 ans et les conséquences de la pandémie. Depuis sa création en 1948, il n’avait jamais été confronté à une grève d’une telle ampleur, avec des dizaines de milliers d’infirmières et d’ambulanciers arrêtant de travailler pour la première fois le même jour.

Ils réclament une augmentation de salaire alors que le Royaume-Uni, où l’inflation dépasse les 10%, fait face à une grave crise du coût de la vie. Mais ils se heurtent à un gouvernement conservateur qui refuse toute négociation face à ce mouvement soutenu par l’opinion

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La Russie occupe toujours 18 % du territoire ukrainien

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La Russie occupe toujours 18 % du territoire ukrainien

En janvier, les Russes ont très légèrement avancé en prenant le contrôle de 278 km2, selon les calculs d’un cartographe français

Au 31 janvier 2023, la Russie occupait toujours 18 % du territoire de l’Ukraine. Ce chiffre est le fruit du travail d’un cartographe français. Les 18,08 % (exactement) du territoire ukrainien représentent 109 105 km2, soit l’équivalent d’une vingtaine de départements français. Au cours du mois de janvier et au prix de pertes colossales, les forces russes sont parvenues à prendre 278 km2 à l’armée ukrainienne. Cette superficie équivaut à un carré de 16 kilomètres de côté, alors que le front entre les deux armées s’étend sur plus de 1 000 kilomètres.

A la veille de l’invasion, le 24 février 2022, et depuis 2014, la Russie contrôlait directement (la Crimée) ou indirectement (une partie du Donbass) 7,15 % du territoire de son voisin. Au maximum de l’offensive russe, fin mars, l’Ukraine avait perdu un quart (25,11 %) de son sol. Puis, après l’échec de l’opération sur Kiev, ce chiffre s’est stabilisé autour de 20-21%, avant de passer à l’automne sous la barre de 18 %, grâce au succès de la double offensive ukrainienne, d’abord vers Kharkhiv, puis vers Kherson. Depuis novembre, la Russie regrignote un peu de terrain, surtout dans le secteur très disputé de Bakhmut.

Dans le détail, la Russie ne contrôle totalement qu’une seule région, la Crimée, et la quasi-totalité d’une autre, l’oblast de Louhansk (97,78 %). Trois sont partiellement occupées : Zaporijjia (72,94 %), Kherson (72,02 %) et Donetsk (56,65 %). Ces quatre derniers oblasts font, sur le papier, partie de la Fédération de Russie depuis leur annexion illégale en septembre. Enfin, les forces russes n’occupent plus qu’une infime partie (1,88 %) de l’oblast de Kharkiv (nord) et 0,56 % de celui de Mykolaïv (sud).

L’objectif de Kiev est de reprendre la totalité de son territoire (603 554 km2), plus vaste que la France : on mesure l’ampleur de la tâche.

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