Monde
États-Unis : Kevin McCarthy, président de la Chambre des représentants, destitué, une première
Des élus proches de Donald Trump, ajoutant leurs voix à la minorité démocrate de la Chambre, ont évincé le « speaker » de son poste. Joe Biden a demandé son remplacement très rapidement.
C’est une première dans l’histoire des États-Unis ! Le président républicain de la Chambre américaine des représentants, Kevin McCarthy, a été destitué mardi, lors d’un vote inédit au Congrès, victime de querelles fratricides au sein de son parti.
Après un débat tendu entre conservateurs dans l’hémicycle, 216 élus ont voté pour le destituer, dont huit républicains, contre 210. Aussitôt après ce résultat sans précédent, un Kevin McCarthy malgré tout souriant a été entouré par des membres de son parti, qui lui ont donné l’accolade et lui ont serré la main. Un tel vote n’avait pas eu lieu depuis plus d’un siècle aux États-Unis, et jamais aucun « speaker » n’avait été évincé de son poste.
Plus tôt dans la journée, un élu de la droite dure américaine, Matt Gaetz, avait déposé une motion pour destituer le « speaker », pourtant membre de son parti. Il reprochait principalement à Kevin McCarthy d’avoir négocié avec les élus démocrates un budget provisoire pour financer l’administration fédérale auquel s’opposaient de nombreux conservateurs. Il accusait aussi le ténor républicain d’avoir conclu un « accord secret » avec le président Joe Biden sur une possible future enveloppe pour l’Ukraine.
Or l’aile droite du Parti républicain s’oppose vivement au déblocage de fonds supplémentaires pour Kiev, estimant que cet argent devrait plutôt servir à lutter contre la crise migratoire à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.
Alors qu’il pourrait, sur le papier, se représenter au Perchoir, McCarthy a déclaré aux journalistes qu’il ne se présenterait pas à nouveau. « Je me suis battu pour ce en quoi je crois. Je crois que je peux continuer à me battre, mais peut-être d’une manière différente », a-t-il dit.
Elu à la Chambre depuis 2006, Kevin McCarthy avait déjà été élu au forceps en janvier, en raison de la très mince majorité républicaine. Pour accéder au perchoir, il avait dû faire d’énormes concessions à une vingtaine de trumpistes, dont la possibilité que n’importe quel élu ait le pouvoir de convoquer un vote pour le destituer. Une promesse qui est revenue le rattraper ce mardi.
Face au risque de « shutdown » de l’administration fédérale, dont l’horizon n’a été qu’éloigné, le président Joe Biden a appelé à une élection rapide du prochain président de la Chambre. « Les défis urgents de notre pays ne peuvent pas attendre, (le président) espère que la Chambre élira de façon rapide un nouveau chef », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, dans un communiqué.
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