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Énergie : La France produit sa première électricité éolienne en mer

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De l’électricité provenant d’éoliennes en mer, au large de Saint-Nazaire, a été produite pour la première fois en France cette semaine, ont annoncé vendredi l’opérateur et le gestionnaire du réseau.

« Le parc éolien en mer de Saint-Nazaire a produit les premiers mégawattheures issus de l’éolien en mer français », ont annoncé le consortium détenant le parc (par EDF Renouvelables, Enbridge et CPP) et RTE.

Cela représente « une étape importante pour la transition énergétique », ont jugé les partenaires.

Le parc en mer de Saint-Nazaire, tout premier en France à entrer en service, comptera à terme 80 éoliennes, qui seront progressivement posées d’ici la fin de l’année. Depuis la première pose en avril, il compte désormais 27 éoliennes installées.

D’autres parcs éoliens en mer sont en cours de construction en France. Celui de Fécamp (Seine-Maritime) doit être mis en exploitation courant 2023, avant ceux de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et de Courseulles-sur-Mer (Calvados).

La France a pris du retard dans le domaine mais le président Emmanuel Macron souhaite installer 50 parcs éoliens en mer d’ici 2050, d’une puissance totale de 40 GW. Il souhaite en revanche freiner le développement prévu de l’éolien terrestre.

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Planète : L’Arctique se réchauffe plus vite que prévu

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L’Arctique s’est réchauffé près de quatre fois plus vite que le reste du monde lors des 40 dernières années: ces conclusions d’une nouvelle étude font craindre une sous-estimation des modèles climatiques des pôles, dont le réchauffement a une influence prépondérante sur la hausse du niveau des mers.

L’étude, publiée dans la revue Communications Earth & Environment du groupe Nature, réévalue nettement à la hausse le rythme de réchauffement de la région autour du pôle Nord.

En 2019, le panel d’experts du climat des Nations-Unis (Giec) avait estimé que l’Arctique se réchauffait « de plus du double de la moyenne mondiale », sous l’effet d’un processus spécifique de la région.

Ce phénomène, appelé « amplification arctique », se produit lorsque la banquise et la neige, qui reflètent naturellement la chaleur du soleil, fondent dans l’eau de mer qui absorbe plus de rayonnement solaire et se réchauffe.

Si les scientifiques s’accordent depuis longtemps sur le constat d’un réchauffement accéléré de l’Arctique, leurs estimations du phénomène divergent toutefois selon la période qu’ils choisissent d’étudier ou la définition, plus ou moins étendue, de la zone géographique de l’Arctique.

Dans la nouvelle étude, les chercheurs, basés en Norvège et en Finlande, ont analysé quatre séries de données de température recueillies sur l’ensemble du cercle arctique par des satellites depuis 1979 – année où les données satellitaires sont devenues disponibles.

Ils en ont conclu que l’Arctique s’est réchauffé en moyenne de 0,75 °C par décennie, soit près de quatre fois plus vite que le reste de la planète.

En raison des gaz à effet de serre générés par les activités humaines, principalement par les énergies fossiles, la planète a d’ores et déjà déjà gagné près de 1,2°C depuis l’ère pré-industrielle.

« La littérature scientifique considère que l’Arctique se réchauffe environ deux fois plus vite que le reste de la planète, j’ai donc été surpris que notre conclusion soit bien plus élevée que le chiffre habituel », explique Antti Lipponen, membre de l’Institut finlandais de météorologie et coauteur de l’étude.

L’étude a toutefois relevé d’importantes variations locales du taux de réchauffement au sein du cercle arctique. Par exemple, le secteur eurasien de l’océan Arctique, près de l’archipel norvégien de Svalbard et celui russe de Nouvelle-Zemble, s’est réchauffé de 1,25 °C par décennie, soit environ sept fois plus vite que le reste du monde.

Fonte de la calotte glaciaire

L’équipe a constaté que les modèles climatiques les plus en pointe prévoyaient un réchauffement de l’Arctique inférieur d’environ un tiers à ce que démontrent leurs propres données.

Cet écart, selon eux, pourrait s’expliquer par l’obsolescence des précédentes modélisations du climat arctique, en perfectionnement constant.

« La prochaine étape serait peut-être de jeter un œil sur ces modèles, de voir pourquoi ils ne prévoient pas ce que nous constatons dans les observations et quel impact cela a sur les futures projections climatiques », a déclaré M. Lipponen.

Le réchauffement intense de l’Arctique, en plus d’un sérieux impact sur les habitants et sur la faune locale, qui dépend de la continuité de la glace de mer pour chasser, aura aussi des répercussions mondiales.

« Le changement climatique est causé par l’homme et à mesure que l’Arctique se réchauffe, ses glaciers vont fondre, ce qui aura une incidence globale sur le niveau des mers », a rappelé M. Lipponen.  « Il se passe quelque chose dans l’Arctique et cela nous affectera tous », s’inquiète-t-il.

La fonte de la calotte glaciaire est le principal moteur de la hausse du niveau de la mer, devant la fonte des glaciers et l’expansion de l’océan sous l’effet du réchauffement de l’eau. La fonte de la banquise (la glace sur les océans) ne fait pas monter le niveau de la mer.

Selon le Giec, le niveau de la mer est monté de 20 cm depuis 1900. Or le rythme de cette hausse a presque triplé depuis 1990 et, selon les scénarios, les océans pourraient encore gagner 40 à 85 cm d’ici la fin du siècle.

La calotte glaciaire du Groenland, qui pourrait approcher du « point de bascule » de la fonte selon des études récentes, contient une quantité d’eau glacée capable d’élever le niveau des océans de la Terre jusqu’à six mètres

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France

Mort du béluga égaré dans la Seine malgré une vaste opération de sauvetage

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Le béluga égaré dans la Seine depuis une semaine a dû être euthanasié mercredi après son arrivée en camion à Ouistreham (Calvados), où les experts espéraient pouvoir le soigner avant de le relâcher en mer.

Le cétacé de 800 kg, un animal évoluant habituellement en eaux froides, avait été placé à l’arrière d’un camion frigorifique mercredi vers 4H après six heures d’efforts pour l’extraire de l’écluse de Saint-Pierre-la-Garenne (Eure).

« Le béluga est arrivé le mercredi 10 août à 10h30 au Service d’inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières (SIVEP), situé à Ouistreham, pour réaliser une expertise vétérinaire et sanitaire avant d’envisager son potentiel transfert dans l’écluse de Ouistreham », a indiqué la préfecture du Calvados dans un communiqué.

Une conférence de presse était prévue au port de Ouistreham en fin de matinée.

« Malgré les moyens techniques et logistiques mis en oeuvre, l’état du cétacé s’est malheureusement dégradé lors du voyage. L’expertise vétérinaire a révélé la situation de grande faiblesse, et d’activité respiratoire défaillante du béluga. La décision a donc été prise collégialement, avec les vétérinaires, de l’euthanasier », a ajouté la préfecture.

Sur twitter, la vétérinaire du Sdis Florence Ollivet-Courtois, a expliqué que le cétacé avait subi une dégradation de son état lors du transport en camion mercredi matin.

« En cours du voyage, les vétérinaires ont constaté une dégradation de son état, notamment de ses activités respiratoires. Et on a pu constater à l’instant que l’animal était en anoxie (une diminution de la quantité d’oxygène, ndlr), donc ventilé insuffisamment, et donc la souffrance était évidente pour cet animal », a déclaré Mme Ollivet-Courtois.

« Nous avons décidé qu’il n’était pas pertinent de le relâcher et donc qu’il fallait procéder à son euthanasie », a-t-elle ajouté.

L’ONG Sea Shepherd a également confirmé le décès du cétacé.

« C’est la mort dans l’âme que nous annonçons que le béluga n’a pas survécu à la translocation qui était risquée, mais indispensable pour donner une chance à un animal autrement condamné. Suite à la dégradation de son état, les vétérinaires ont pris la décision de l’euthanasier », peut-on lire sur twitter.

Les 24 plongeurs engagés et les sauveteurs manipulant les cordages autour de l’écluse avaient dû s’y reprendre à plusieurs fois, entre 22h et 4h du matin, pour attirer l’animal dans les filets et la structure capable de le soulever hors de l’eau, ont constaté des journalistes.

Le cétacé, dont l’état de santé a été jugé « alarmant », avait fini par être soulevé dans un filet tracté par une grue et déposé sur une barge, où il a été immédiatement pris en charge par une dizaine de vétérinaires vêtus de combinaisons blanches.

Le béluga, dont la présence dans la Seine est exceptionnelle, avait ensuite été placé dans un camion réfrigéré qui a quitté l’écluse peu après 7h30, à petite vitesse pour parcourir les 160 km jusqu’à Ouistreham, selon des journalistes sur place.

Un bassin d’eau de mer, dans une écluse du port de Ouistreham, avait été mis à disposition pour réceptionner l’animal, qui devait y rester trois jours avant d’être remis en mer selon son état de santé.

Repéré le 2 août dans le fleuve, le cétacé était retenu depuis vendredi dans le bassin d’une écluse, située à 70 km au nord-ouest de Paris.

« le plus dur »

Une orque, avait déjà été observée dans la Seine en mai, entre Rouen et Le Havre. Elle avait finalement été retrouvée morte et une autopsie avait privilégié un décès par inanition.

Sea Shepherd a indiqué que le béluga souffrait de problèmes digestifs.

« Le béluga est un mâle qui ne présente pas de maladie infectieuse mais qui n’a plus d’activité digestive, ce qui explique qu’il ne s’alimente plus ».

Selon l’observatoire Pelagis, spécialiste des mammifères marins, le béluga a une distribution arctique et subarctique.

Il s’agit, selon ces experts, du second béluga connu en France après qu’un pêcheur de l’estuaire de la Loire en avait remonté un dans ses filets en 1948

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Planète : Regain de la canicule en France

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La canicule regagne du terrain mercredi dans le sud-ouest avec des températures maximales prévues jusqu’à 40 degrés localement, mais devrait prendre fin dimanche avec des orages attendus dans toute la France.

« Le 3ème épisode caniculaire de l’été 2022, qui a commencé le 31 juillet au niveau national, et a principalement concerné les régions méditerranéennes ces derniers jours, s’étend à partir de ce milieu de semaine sur le sud-ouest en remontant le long de la façade atlantique », a averti Météo-France dans un bulletin mardi soir.

Les températures maximales atteindront « 34 à 37°C des Pays-de-Loire à Poitou-Charentes, et 36 à 38°C de façon généralisée sur le sud-ouest avec localement des pointes à 39 ou 40°C ».

Au total, 16 départements sont placés en vigilance orange canicule (« Soyez très vigilant »), de la Loire-Atlantique aux Hautes-Pyrénées.

« Cette vague de chaleur se poursuivra jeudi, vendredi et samedi sur le sud et une grande partie ouest du pays, en s’étendant progressivement vers le nord-ouest et vers le nord », a précisé Christine Lac, responsable de permanence pour la prévision à Météo-France, lors d’un point presse.

Mais ce troisième épisode caniculaire devrait prendre fin dimanche avec une dégradation orageuse dans toute le pays, prévoit Météo-France.

Ces orages devraient permettre « de revenir la semaine prochaine à des températures en nette baisse qui devraient se rapprocher des normales de saison », a poursuivi Christine Lac.

« Cet épisode caniculaire présente une intensité inférieure à ceux de juin et juillet derniers, mais une durée supérieure à l’échelle du territoire », a ajouté Météo-France.

La France a en effet déjà connu deux vagues de chaleur, en juin et en juillet, quand la quasi-totalité de l’Hexagone a été en alerte canicule.

Sécheresse et incendies

La canicule a entraîné une forte sécheresse et fait chuter les débits des cours d’eau dans de nombreuses régions, multipliant les mesures de restriction d’eau, inquitétant le monde agricole notamment pour la culture du maïs dont la production s’annonce déjà très touchée par les aléas climatiques.

93 départements en France métropolitaine sur 96 font actuellement l’objet de restrictions de l’usage de l’eau à différents degrés.

Depuis mardi, 22 départements sont en « alerte renforcée », qui impose des réductions fortes des arrosages et des prélèvements pour l’agriculture, voire des interdictions de certains prélèvements, et 68 sont « en crise », où même les prélèvements d’eau pour l’agriculture sont interdits.

Dans plus d’une centaine de petites communes en France, les canalisations sont vides et doivent être approvisionnées en eau potable par des camions.

La sécheresse a également provoqué des incendies inédits dans certaines régions françaises comme en Bretagne.

Mardi soir, un incendie en Aveyron n’était toujours pas maîtrisé malgré 600 pompiers mobilisés pour l’arrêter.

Avec déjà plus de 50.000 hectares brûlés depuis le début de l’année, la France a connu dès juillet un record de surfaces incendiées, selon le Système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), qui tient des statistiques comparables depuis 2006.

Record de durée

Juillet 2022 a été le deuxième mois le plus sec jamais enregistré en France, après mars 1961, avec un déficit de précipitations d’environ 84% par rapport aux normales de la période 1991-2020.

L’été 2022 est un record sur le nombre de jours de vagues de chaleurs, et devrait atteindre 34 jours, contre 23 jours sur l’été 1983 ou 22 jours sur l’été 2003.

Mais ce n’est pas un record de sévérité, a commenté Jean-Michel Soubeyroux, climatologue à Météo-France, lors du point presse.

Depuis 1947, 45 vagues de chaleur ont été recensées en France.

Mais « sur les 35 dernières années, elles ont été trois fois plus nombreuses que sur les 35 années précédentes », selon Météo-France, signe du changement climatique.

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