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Education: appel à la grève pour un protocole renforcé partout

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Malgré un renforcement du protocole sanitaire dans les lycées pour enrayer la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, plusieurs syndicats d’enseignants ont maintenu leur appel à la grève mardi, notamment pour que les collèges bénéficient des mêmes mesures.

Confronté à la grogne naissante de ses personnels, le ministre de l’Education avait annoncé la semaine dernière de nouvelles mesures pour limiter les risques de contamination dans les lycées, notamment en autorisant davantage de cours à distance, à condition de conserver au moins 50% d’enseignement en présentiel pour chaque élève.

Malgré cela, une intersyndicale (FSU, FNEC-FP-FO, CGT, Educ’action, SNALC, SUD et SNCL-FAEN) a appelé à cesser le travail.

Elle estime notamment que la « situation actuelle nécessite la présence massive et urgente de personnels dans les écoles, collèges, lycées » et demande au ministère de « procéder dès à présent au recrutement de personnels, en particulier en ayant recours aux listes complémentaires des concours ».

Les tensions restent fortes au collège qui, selon les syndicats, brasse de nombreux élèves, notamment à la cantine.

« Les questions sanitaires demeurent très vives dans les collèges et la colère est monté d’un cran en fin de semaine dernière car ils n’ont pas compris d’avoir été totalement écartés des annonces du ministère », a expliqué à l’AFP Sophie Vénétitay du Snes-FSU, le premier syndicat du secondaire.

Selon elle, « certains collèges de l’académie de Toulouse et Créteil étaient mobilisés dès lundi et ils continueront mardi ».

Les syndicats ont du mal à estimer l’étendue du mouvement de grève mais ils pensent qu’il sera suivi de près au collège.

L’école primaire sera également touchée par le mouvement, après l’appel à la grève lancé le Snuipp-FSU, premier syndicat du secteur.

« Enseignants épuisés »

« L’objectif (du gouvernement) est que les écoles restent ouvertes jusqu’en juin, mais sans moyens supplémentaires, comment assurer le non-brassage, la distanciation, la réduction des effectifs ? », s’interroge Guislaine David, la secrétaire générale du syndicat.

« La rentrée de la Toussaint a été difficile à gérer au niveau sanitaire, en plus de l’hommage à Samuel Paty. Les enseignants sont épuisés alors que nous ne sommes qu’en novembre », juge-t-elle.

« Il est urgent de se mettre autour de la table avec le ministère pour trouver des solutions d’accueil des élèves telles que des gymnases afin de mettre en place des demi-groupes, qui vont nous permettre de tenir sanitairement sur la longueur », poursuit la responsable syndicale.

La FCPE (parents d’élèves) va dans le même sens. « On sait notamment à Paris que la mairie a dressé une liste de lieux disponibles pour accueillir des enfants et donc désengorger les classes, alors qu’attendons-nous ? », s’interroge Rodrigo Arenas, son président.

Thomas Saubaber, enseignant en CE2 dans le Val-d’Oise ne sera pas devant ses élèves mardi. « L’idée est de marquer le coup, car trop c’est trop », lance-t-il. « Nous dénonçons les conditions non applicables du protocole sanitaire avec le manque de lavabos pour laver les mains des petits ou encore le port du masque au CP qui n’est pas du tout efficace ».

« Il est aussi urgent de recruter davantage de remplaçants car en raison des cas de Covid ou de cas contact chez les enseignants, beaucoup d’élèves sont renvoyés chez eux », regrette cet enseignant, également secrétaire départemental SE-Unsa.

Selon Olivier Flippo, directeur d’une école élémentaire dans le Val-d’Oise et syndiqué au SE-Unsa, « il y aura beaucoup d’écoles fermées mardi » dans son département. « On fait grève pour dire que notre ministre nous traite mal: il y a sans cesse des ordres et des contre ordres », regrette-t-il.

Selon Le Snuipp-FSU, le mouvement pourrait être particulièrement suivi en région parisienne et à Marseille.

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Emmanuel Macron condamne fermement l’attaque de l’Iran contre Israël

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Emmanuel Macron condamne fermement l'attaque de l'Iran contre Israël

Emmanuel Macron a « condamné avec la plus grande fermeté l’attaque sans précédent lancée par l’Iran contre Israël » et appelé « à la retenue » les parties prenantes, dans un message publié dimanche sur X.

Le président français, Emmanuel Macron, a réagi avec fermeté à l’attaque lancée par l’Iran contre Israël, la qualifiant d’ « attaque sans précédent » qui risque de déstabiliser la région. Dans un message publié sur X dimanche, il a exprimé sa solidarité avec le peuple israélien et a réaffirmé l’engagement de la France envers la sécurité d’Israël et la stabilité régionale. Macron a également appelé toutes les parties impliquées à faire preuve de retenue.

L’Iran a lancé plus de 200 drones et missiles contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche, en représailles à une frappe contre son consulat à Damas. Cependant, l’armée israélienne a affirmé que cette attaque avait été « déjouée ».

Le G7, dont la France est membre, tiendra une réunion en vidéo-conférence dimanche après-midi pour discuter de cette attaque. Le gouvernement italien, président actuel du G7, a souligné la nécessité d’éviter une escalade militaire et de promouvoir la prudence. Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra également une réunion d’urgence, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ayant qualifié cette situation d' »escalade grave ».

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#MeToo des armées: la France lance une mission d’inspection sur les violences sexuelles

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#MeToo des armées: la France lance une mission d'inspection sur les violences sexuelles

Le ministère français des Armées a lancé une mission d’inspection sur les violences sexuelles dans ses rangs après une série de témoignages d’abus alimentant un #MeToo de l’institution militaire.

Le ministère français des Armées a initié une mission d’inspection pour enquêter sur les violences sexuelles au sein de ses rangs, suite à une série de témoignages faisant état d’abus, alimentant un #MeToo au sein de l’institution militaire.

La mission vise à améliorer « l’ensemble des mesures de prévention, de protection des victimes et de sanction des agresseurs », ont annoncé le ministre Sébastien Lecornu et la secrétaire d’État aux Anciens Combattants Patricia Miralles dans une tribune commune parue dans le quotidien Le Monde.

Par ailleurs, les ministres ont précisé qu’à partir de maintenant, « chaque fois qu’il existe une suspicion de viol ou d’agression sexuelle présentant un caractère suffisant de vraisemblance, la personne mise en cause sera systématiquement suspendue de ses fonctions ».

La mission rendra ses conclusions fin mai. Une instruction ferme en ce sens a été envoyée par le ministère à tous les commandements le 26 mars.

Les violences sexuelles « sont des actes contre la cohésion militaire, contre la fraternité d’armes, c’est d’autant plus insupportable dans les armées », a déclaré le contrôleur général des Armées, chef de la cellule « Themis ».

La députée Laetitia Saint-Paul, par ailleurs capitaine dans l’armée de Terre, a reçu une vingtaine de témoignages de victimes présumées en une semaine sur sa boîte mail parlementaire après la publication du témoignage de Manon Dubois, victime d’agressions sexuelles lorsqu’elle travaillait dans la Marine.

La mission d’inspection aura également pour objectif de « rendre plus efficace encore » le fonctionnement de la cellule « Thémis ».

En 2023, 167 signalements pour violences sexuelles ou sexistes ont été adressés à la hiérarchie militaire et 59 à Thémis, soit un total de 226 cas ayant fait l’objet d’une enquête administrative au sein des armées, selon le ministère.

Sur ces 226 cas, « la moitié » a fait l’objet de sanctions disciplinaires et 150 ont fait ou font l’objet de poursuites en justice. Un tiers relèvent du harcèlement, un tiers d’agressions, 12% de viols et le reste d’outrages sexistes, selon la même source.

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Corruption à Marseille : les bureaux de l’Office antistupéfiants perquisitionnés par l’IGPN

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Corruption à Marseille : les bureaux de l'Office antistupéfiants perquisitionnés par l'IGPN

Les enquêteurs de la police des polices ont perquisitionné les locaux de l’Ofast début avril, à Marseille, après une dénonciation pour des soupçons de corruption.

C’est une affaire qui risque d’impacter sérieusement le bon déroulement des opérations « place nette », destinées à faire le ménage dans le milieu du trafic de stupéfiants, et lancées mi-mars à Marseille par Gérald Darmanin. Des enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont perquisitionné les locaux de l’Office antistupéfiants (Ofast) de la cité phocéenne, début avril, selon une information du Parisien, mercredi 10 avril. La police des polices a reçu un signalement, après la dénonciation d’une source anonyme, pour des soupçons de corruption.

La perquisition a eu lieu jeudi 4 avril après que le parquet de Marseille a ouvert une enquête. Des soupçons de corruption sont à l’origine du signalement anonyme, mais les investigations portent sur plusieurs infractions, rapporte aussi Le Parisien. Du matériel de l’Ofast de Marseille et de ses policiers a été saisi, notamment des téléphones et des ordinateurs, mais l’IGPN n’a, pour le moment, placé personne en garde à vue.

La ville de Marseille est touchée depuis plusieurs mois, si ce n’est des années, par de violents règlements de compte sur fond de trafic de drogues et guerre de territoires. Les « narchomicides », assassinats en lien direct avec le narcobanditisme, se multiplient. L’Ofast de Marseille a d’ailleurs vu une de ses enquêtes échouer lundi 8 avril. Un homme a été tué par balle dans la nuit en plein cœur de la cité phocéenne : il était au cœur d’une enquête sur un réseau de stupéfiants et devait être interpellé lundi matin.

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