Monde
Des vétérans amputés reconstruisent leur vie dans un atelier de prothèses
Dans un atelier spécialisé près de Saint-Pétersbourg, des anciens combattants blessés au combat retrouvent une mobilité. Leur parcours et leur état d’esprit illustrent une réalité sociale nouvelle en Russie.
Dmitri, un homme de 54 ans, ajuste avec attention sa nouvelle prothèse dans un atelier aux allures d’atelier. Cet ancien membre d’un groupe paramilitaire, connu sous le nom de code « Barmak », a perdu une jambe lors d’un engagement militaire. Il évoque cet événement avec un calme qui peut surprendre, soulignant que c’était sa première blessure sérieuse après de nombreuses années passées sur différents théâtres d’opérations. Aujourd’hui, il se concentre sur sa réadaptation, bénéficiant d’un environnement qu’il décrit comme apaisant et familial.
L’établissement où il se trouve a vu sa clientèle évoluer significativement ces dernières années. Aux accidentés de la vie civile se sont ajoutés de nombreux anciens combattants, présentant des blessures spécifiques souvent liées aux conflits armés. Le directeur des lieux, Mikhaïl Moskovtsev, explique adopter une approche neutre, accueillant chaque personne sans s’enquérir des circonstances de sa blessure. Son équipe propose une gamme de solutions techniques, des appareillages basiques aux prothèses les plus sophistiquées, dont le financement est intégralement pris en charge par l’État.
Ce système de prise en charge constitue un changement notable par rapport au passé. Plusieurs vétérans soulignent que le soutien apporté aujourd’hui contraste fortement avec l’expérience difficile des anciens combattants des conflits afghan ou tchétchènes, qui se sentaient souvent abandonnés à leur retour. Les indemnisations versées et les programmes de réinsertion sociale sont présentés comme des éléments structurants de cette nouvelle politique.
Un autre patient, un ancien ouvrier du bâtiment de 42 ans répondant au nom de guerre « Torg », partage un parcours similaire après avoir perdu une jambe. Il affirme ne nourrir aucun regret quant à son engagement, évoquant un sentiment de devoir et la volonté de protéger le territoire national. Son discours reflète les motivations fréquemment mises en avant par les autorités pour justifier l’effort militaire.
Ces parcours individuels s’inscrivent dans un contexte plus large où la réhabilitation des soldats blessés est devenue un enjeu visible. Des initiatives publiques visent explicitement à former une nouvelle élite issue du front et à valoriser le statut des vétérans, dans un effort marqué pour faciliter leur retour à la vie civile et maintenir la cohésion sociale autour de l’effort de guerre.
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