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Des milliers d’Israéliens dans la rue pour exiger le retour des captifs

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La mobilisation prend de l’ampleur alors que les négociations semblent au point mort. Les familles redoutent une escalade militaire à Gaza.

Plusieurs villes israéliennes ont été le théâtre d’importantes manifestations dimanche, alors que des milliers de citoyens exigeaient des autorités un accord immédiat pour la libération des personnes retenues dans la bande de Gaza. À Tel-Aviv, un immense drapeau national orné des visages des disparus a été déployé sur la place devenue symbole de ce combat.

La colère des manifestants s’est notamment dirigée vers le Premier ministre, accusé de faire passer les opérations militaires avant la sécurité des captifs. Des axes routiers majeurs, dont l’autoroute reliant Tel-Aviv à Jérusalem, ont été temporairement bloqués par des protestataires, perturbant gravement la circulation.

Le Forum des familles des disparus, à l’origine de cette journée de mobilisation, a annoncé la création prochaine d’un campement près de la frontière avec Gaza. L’organisation a également appelé à une grève nationale, soutenue par une partie de l’opposition politique et des syndicats. « Chaque jour qui passe réduit les chances de les revoir vivants », a déclaré le collectif dans un communiqué.

Les forces de l’ordre ont été déployées en nombre pour encadrer les rassemblements, tout en avertissant qu’elles interviendraient en cas de débordements. Les récentes images diffusées par des groupes armés palestiniens, montrant des otages visiblement affaiblis, ont renforcé l’inquiétude des proches.

Cette pression populaire intervient dans un contexte de tensions persistantes sur le terrain. Les opérations israéliennes se poursuivent dans le nord de l’enclave palestinienne, où les combats ont provoqué d’importantes destructions et une crise humanitaire majeure. Les pertes civiles, déjà très lourdes, continuent d’alimenter les critiques de la communauté internationale.

Alors que le conflit entre dans son vingt-troisième mois, les appels se multiplient pour trouver une issue politique. Mais les divergences entre les parties semblent, pour l’heure, insurmontables. Les familles des disparus, elles, refusent de baisser les bras. « Nous n’avons plus le choix, c’est maintenant ou jamais », ont-elles insisté.

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