Nous rejoindre sur les réseaux

News

Des cantines françaises bannissent la viande sud-américaine

Article

le

En réaction à l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, plusieurs collectivités locales annoncent exclure ces produits des restaurants scolaires, affirmant ainsi leur soutien aux éleveurs nationaux.

La signature récente du traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur a provoqué une mobilisation notable sur le territoire français. En guise de protestation, un nombre croissant de municipalités et de départements ont décidé de retirer la viande en provenance d’Amérique du Sud des menus de leurs établissements scolaires. Cette initiative vise à marquer une opposition concrète à un accord perçu comme défavorable aux standards agricoles européens et à la production locale.

À Avion, dans le Pas-de-Calais, la municipalité a pris les devants. Son maire a justifié cette position en mettant en avant la qualité des productions françaises et européennes, qu’il estime supérieure, et en critiquant les distances parcourues par les denrées importées. L’objectif affiché est double. Il s’agit à la fois de privilégier les filières locales dans la commande publique et d’adresser un signal ferme aux prestataires quant aux attentes des collectivités en matière d’approvisionnement. Cette décision, qui doit être entérinée par un vote du conseil municipal, rencontre un écho favorable parmi une partie des administrés.

Le mouvement ne se limite pas à cette commune. En Ardèche, le département envisage une mesure similaire pour les collèges dont il a la charge. Dans la région de Dijon, la ville de Sennecey-lès-Dijon a également acté l’exclusion des produits concernés par l’accord de ses cantines scolaires. Ces actions locales, prises de manière concertée ou isolée, illustrent une forme de résistance territoriale face à un traité international dont les implications économiques et sanitaires font débat. Elles traduisent une volonté de défendre un modèle agricole perçu comme plus exigeant et de court-circuiter, à leur échelle, les mécanismes du libre-échange.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus