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Société

Des amendes scolaires qui divisent en Suisse

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Dans un établissement professionnel d’Aarau, les manquements des élèves, comme un oubli de matériel ou un retard, sont sanctionnés par des pénalités financières. Un système que la direction justifie par la nécessité du respect des règles, mais que certains étudiants jugent excessif.

Le règlement intérieur de l’école professionnelle d’Aarau prévoit des sanctions pécuniaires pour diverses infractions commises par les élèves. Les oublis de matériel, les devoirs non rendus ou les retards peuvent ainsi donner lieu à des amendes dont le montant s’échelonne entre dix et quatre-vingt-dix francs suisses. La direction de l’établissement défend cette pratique, arguant qu’elle vise à inculquer le sens des responsabilités et que les sommes perçues sont réinvesties dans des activités parascolaires.

Plusieurs étudiants expriment cependant leur désaccord face à ce dispositif. Certains estiment que ces pénalités, perçues alors qu’ils perçoivent une modeste rémunération dans le cadre de leur formation en alternance, constituent une charge financière injustifiée. D’autres, à l’inverse, y voient une incitation efficace au respect des consignes collectives.

L’établissement a par ailleurs instauré une mesure coercitive en cas de non-paiement. Si, après plusieurs relances, une amende reste impayée, le bulletin scolaire de l’élève concerné n’est pas délivré sous sa forme physique. La direction précise que des poursuites judiciaires pourraient, in fine, être engagées à l’encontre des familles récalcitrantes. Cette politique soulève des questions sur l’équilibre entre discipline éducative et pression financière dans le milieu scolaire.

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