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Hérault

Départementales : Candidats au canton de Sète, mais pas tous sétois

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Les élections départementales pour le canton de Sète, initialement prévues en Mars 2021 auront lieu les 20 et 27 juin prochains. Pour mieux comprendre le rôle potentiel des candidats, voici un recensement de leurs origines et leurs attachements personnels à la ville de Sète.

Binôme de l’union des droites : Sébastien Pacull et Sonia Fraysse

Sébastien Pacull, né à Sète et Sétois depuis 3 générations s’est allié à Sonia Fraysse pour ces élections. Il parle de l’importance de son binôme choisie selon trois écueils : « son coup de coeur pour la ville, son passé militant et sa qualité intellectuelle pour gérer un canton ». De son côté, Sonia Fraysse, montpelliéraine issue du Rassemblement National, l’a choisi pour ses qualités politiques, sa compréhension de l’histoire de la ville où encore son ancrage à Sète par le sang. Ajoutant à cela, que « le parti a jugé ses valeurs concordantes avec celles du RN ».

Sébastien Pacull aborde son « attache charnelle à la ville de Sète », et comment son grand-père et son père ont contribué à développer la ville. Alors que son grand-père paternel a contribué au développement du port, son père participait au développement des primeurs. Du côté maternel, sa famille, possédait la célèbre brasserie nationale, très connue des sétois. Il a fait le choix de rester vivre à Sète, parce qu’il avait « l’envie d’agir pour sa ville ». Quant à Sonia Fraysse, elle est Montpelliéraine, et a choisi la ville de Sète pour son attachement à la région, et son amour de Sète. Elle raconte ses craintes telles que « on m’a raconté que les sétois étaient très chauvins, mais je n’ai pas de complexe à ne pas être de Sète. J’aime cette ville, je m’y ballade très souvent depuis longtemps, et y suis très attachée ».

Monsieur Pacull résume ses ambitions pour la ville en ajoutant que l’objectif est de « remettre Sète au coeur de l’Hérault. » Du côté de sa partenaire de course, les ambitions sont les même, en ajoutant qu’il faut « valoriser la ville au coeur du département. »

Binôme de gauche : Véronique Calueba et Gabriel Blasco

Véronique Calueba habite à Sète depuis qu’elle à 12 ans, suite à la mutation de son père, et elle y est toujours restée depuis : « J’ai grandi ici, j’y ai fais mes études, y ai travaillé et élevé mes enfants. C’est une ville à laquelle je suis profondément attachée ». Gabriel Blasco son binôme, est lui né à Montpellier, et vient d’une famille originaire Hérault. Après avoir vécu à Nancy, il est revenu à Sète à 16 ans, et y vit donc depuis 18 ans.
Il y est très attaché, et « l’aime profondément » pour diverses raisons, telles que son environnement, « la dualité du port et la mer, qu’il affectionne énormément, et passe plus de temps sur l’eau que sur terre ». Il y a donc de ça, mais pas que : « je suis charmé par la ville, vis-a-vis de la culture, des rencontres et sa pluralité. C’est un lieu d’acceuil le port, ou beaucoup de gens vont et viennent, et il accueille des gens de partout, il y a une pluralité merveilleuse, et une culture locale unique. »

Madame Calueba évoque ses valeurs : féministes, écologistes et sociales et parle de son association avec Gabriel Blasco : « nous avons reproduit le binôme : un membre du parti communiste élu, et moi-même en tant que sortante ». Gabriel Blasco, de son côté, raconte leur association depuis près de 4 ans, où ils se sont « retrouvés autour de l’idée qu’il fallait ouvrir la politique aux citoyens, aux associations, et à tous les partis ».

Véronique Calueba déclare que ses ambitions lors de ces élections seraient de « garder le lien entre l’action départementale et locale dans un cadre de proximité au service des Sétois, pour un département sociale et écologique, mais au service de tous. »
Quant au représentant du PC, il aborde trois points fondamentaux à ses yeux : « D’abord agir pour la solidarité et mettre en valeur la proximité.
Ensuite, le côté écologique et faire face aux défis actuels, et travailler sur la mise en place d’une transition écologique.
Il y a finalement l’idée de faire participer au maximum la démocratie participative, être en contact avec les habitants pour écouter leur problématique et y répondre. Il faut travailler avec tout le monde, quelque soit leur origine et parti, faciliter l’accès aux décisions ».

Binôme écologiste : Josiane Amarger et Laurent Hercé

Laurent Hercé, lui, est originaire de banlieue parisienne, à Champigny sur Marne, et à vécu dans la région à Clapiers une vingtaine d’année, avant d’arriver à Sète il y a 13 ans.
S’il a choisi la ville de Sète, c’est « pour ses origines populaires qui disparaissent et sa qualité de vie potentielle ». Josiane Amarger, de son côté vient de Montpellier, à fait ses études à Paris et est revenue auprès de sa mère, Sétoise depuis 25 ans. Elle est entrée en politique car elle avait « des attentes d’engagement écologiste et pour la cause animale ».
C’est à Sète que la candidate a décidé de sauter le pas, et « donner du temps à ces causes, car ici il y a de quoi faire, notamment sur le plan animal où rien n’est fait pour le moment ».

Leur association vient principalement de la proximité de leurs idées : si Josiane Amarger a été charmée par les idées de l’EELV, elle a également souhaité représenter l’électorat de gauche. Selon elle, en tant que citoyenne, « voir qu’il n’y avait que le PC qui se présenter, c’était fort dommage, car ça ne recouvre pas l’ensemble de l’électorat de gauche ». Du côté de Laurent Hercé, la base de son combat est l’écologie, et il veut « permettre aux gens de rester dans leur ville, y travailler, loger les jeunes et pouvoir se déplacer sans nuisances ».

S’il résumait ses objectifs, Laurent Hercé dirait « Sète encore mieux : faire évoluer la ville vers plus de solidarité et de qualité de vie ». Du côté de Madame Amarger, en une phrase, elle dirait qu’elle « souhaite porter les exigences des associations environnementales au sein du conseil départemental sur la base de valeurs de justice sociale, d’égalité, de solidarité et de laïcité, car l’engagement politique est le moyen d’action complémentaire indispensable à la sensibilisation menée par les associations qui ont fait progresser l’opinion publique sur le sujet ».

Binôme centre et divers droite: François Escarguel et Jocelyne Gizardin

François Escarguel a Sète et la politique dans le sang. Petit fils de Gaston Escarguel, élu deux fois maire de la ville, et fils de Jacques-Henri Escarguel, lui-même engagé en politique à une moindre échelle. Il témoigne ainsi d’un fort ancrage sétois, contrairement à sa partenaire.
Si elle est originaire de Neuilly (Paris), elle a déclaré être « tombé amoureuse » de Sète, promettant ainsi un engagement fort pour la commune.

L’adjointe au maire de la ville de Sète, Jocelyne Gizardin annonçait que l’« action sociale, c’est être au plus proche des gens », malgré la baisse 1M€ de la subvention au CCAS par la majorité municipale. Elle semble engagée dans l’accompagnement des personnes âgées, ou encore pour l’insertion des enfants en situation de handicap.
La phrase résumant leurs objectifs serait « Des voix pour enfin défendre les couleurs de Sète aux Département ».

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1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Laurent Hercé

    15 juin 2021 at 19 h 32 min

    Bonjour.
    Je vous remercie pour cet article de présentation.
    Par contre, pourquoi avez-vous choisi de mettre en avant deux listes avec leurs photos, et pas l’ensemble des candidats ?
    Ce n’est pas tout à fait équitable.

    bonne journée,
    Laurent Hercé

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Europe

Élections Européennes 2024 : Le RN en tête dans l’Hérault avec une nette avance

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Élections Européennes 2024 : Le RN en tête dans l'Hérault avec une nette avance

Le département de l’Hérault confirme la domination du Rassemblement National, tandis que d’autres partis montrent des progressions notables.

Les élections européennes de 2024 ont révélé des dynamiques politiques intéressantes dans le département de l’Hérault. Le Rassemblement National (RN), mené par Jordan Bardella, a dominé les scrutins avec une large avance, consolidant ainsi sa position de force politique majeure dans ce département. Jordan Bardella a recueilli 34,98 % des voix exprimées, soit 162 908 votes. Ce résultat confirme une progression significative et un soutien croissant pour le RN dans cette région, aligné avec les résultats nationaux où le parti a obtenu 31,5 % des voix et 30 sièges.

Les chiffres de participation révèlent une mobilisation notable des électeurs dans l’Hérault, avec 55,54 % des inscrits ayant voté. Sur les 762 469 inscrits, 423 475 ont exercé leur droit de vote, malgré une abstention de 44,46 %. Parmi les votants, les bulletins blancs et nuls ont été peu nombreux, avec respectivement 5 201 et 5 134, représentant à peine plus de 1 % des votants.

En deuxième position, le Parti socialiste, représenté par Raphaël Glucksmann, a obtenu 14,41 % des voix dans l’Hérault, soit 67 117 votes. Ce résultat est en ligne avec la progression nationale du parti, qui a obtenu 13,8 % des voix et 13 sièges. Valérie Hayer, pour Renaissance, a suivi avec 11,65 % des voix dans le département, totalisant 54 250 votes. Ce nombre de voix maintient le parti de la majorité présidentielle dans le paysage politique européen.

Manon Aubry, de La France Insoumise (LFI), a recueilli 10,92 % des voix avec 50 867 votes. Ce résultat marque une augmentation par rapport aux attentes nationales, où LFI a obtenu 9,9 % des voix et 9 sièges. Marion Maréchal, candidate de Reconquête, a dépassé la barre des 5 %, obtenant 6,06 % des voix, ce qui se traduit par 28 236 votes.

Les Républicains (LR), représentés par François-Xavier Bellamy, ont obtenu 5,32 % des voix avec 24 767 votes, tandis que Marie Toussaint, des Écologistes (EELV), a obtenu 5,13 % des voix avec 23 901 votes. Ces résultats montrent des soutiens significatifs mais modestes pour ces partis dans l’Hérault.

L’issue de cette élection dans l’Hérault reflète une consolidation du RN en tant que force politique majeure, une tendance également observée au niveau national. Les résultats montrent également des performances notables pour d’autres listes, notamment le Parti socialiste, tandis que Renaissance marque une perte de vitesse par rapport aux dernières élections. La France Insoumise et Reconquête ont montré des résultats respectables, indiquant une base de soutien persistante.

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Hérault

Agde : Incarcéré depuis le 21 mars, le maire Gilles d’Ettore a démissionné

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Agde : Incarcéré depuis le 21 mars, le maire Gilles d’Ettore a démissionné

Accusé de corruption et de prises illégales d’intérêts, il quitte ses fonctions après deux mois de détention provisoire.

Deux mois après son placement en détention provisoire dans le cadre d’une rocambolesque affaire impliquant une «voyante» ventriloque et des entrepreneurs de la région, le maire d’Agde, Gilles d’Ettore, a quitté ses fonctions. La préfecture de l’Hérault a annoncé sa démission ce vendredi 31 mai.

« Gilles d’Ettore, maire d’Agde et président de la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée, a présenté sa démission de l’ensemble de ses mandats électifs au préfet de l’Hérault. Démission qui a été acceptée par retour de courrier et qui est donc effective », a précisé la préfecture de l’Hérault.

En détention provisoire depuis le 21 mars, Gilles d’Ettore est mis en examen pour « prises illégales d’intérêts et corruption ». Le personnage principal de ce dossier est une voyante de 44 ans, également en détention provisoire, qui se présente comme médium et « guérisseuse ». Selon le procureur de Béziers, Raphaël Balland, en charge de l’enquête, elle aurait réussi, en modifiant sa voix, à placer plusieurs de ses proches sous emprise, y compris Gilles d’Ettore, leur faisant croire qu’ils étaient en conversation avec un être surnaturel.

La voyante aurait utilisé ce stratagème pour inciter Gilles d’Ettore à se soucier de son bien-être matériel, obtenant ainsi de nombreuses prestations et avantages. En garde à vue, elle a reconnu avoir bénéficié du recrutement de cinq membres de sa famille ou de son entourage au sein de la commune ou de l’agglomération, ainsi que de divers cadeaux offerts par des entrepreneurs en relation avec le maire, dont la prise en charge de son mariage en grande pompe.

Gilles d’Ettore, ancien député et maire d’Agde depuis 2001, affirme pour sa part avoir été « piégé » par son amie médium. Sa démission marque une nouvelle étape dans cette affaire qui secoue le département de l’Hérault.

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Hérault

Béziers : Robert Ménard met en place un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans

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Béziers : Robert Ménard met en place un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans

Le maire de Béziers a pris un arrêté pour interdire aux mineurs de moins de 13 ans de circuler seuls le soir dans la rue afin de lutter contre la délinquance.

Béziers et Nice envisagent des mesures drastiques pour contrer la délinquance juvénile, alors que Robert Ménard, maire de Béziers, a signé un arrêté instaurant un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés dans certains quartiers, et que Christian Estrosi, maire de Nice, souhaite suivre une voie similaire.

À Béziers, l’arrêté, en vigueur du 22 avril au 30 septembre, interdit à tout mineur de moins de 13 ans de circuler sur la voie publique de 23 heures à 6 heures du matin, à moins d’être accompagné d’une personne majeure. Robert Ménard justifie cette décision par une augmentation des jeunes mineurs livrés à eux-mêmes, ainsi que par une recrudescence des violences urbaines.

À Nice, Christian Estrosi envisage également de mettre en place une mesure similaire pour lutter contre la délinquance juvénile.

Robert Ménard a souligné que cette mesure vise à sensibiliser les enfants et les parents, et qu’elle sera accompagnée de sanctions pour les contrevenants, notamment une amende pour les parents. Il a déclaré que cette mesure vise à rappeler aux parents leur responsabilité et à protéger les enfants mineurs des dangers de la rue la nuit.

L’annonce de ces mesures a suscité des réactions diverses. Certains soutiennent cette initiative comme un moyen de garantir la sécurité publique, tandis que d’autres expriment des inquiétudes quant à son impact sur les libertés individuelles et les droits des enfants.

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