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Décès: Bernard Tapie, éternel « battant », vaincu par son cancer à 78 ans

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Bernard Tapie à Marseille le 26 mai 2013 ©Gerard Julien

L’ex-homme d’affaires, ministre, acteur, patron de presse et dirigeant de club Bernard Tapie, un temps érigé en symbole de la réussite sociale avant d’être rattrapé par les ennuis judiciaires, est mort dimanche à 78 ans d’un cancer dont il souffrait depuis 2017, a annoncé sa famille auprès du groupe La Provence.

« Dominique Tapie et ses enfants ont l’infinie douleur de faire part du décès de son mari et de leur père, Bernard Tapie, ce dimanche 3 octobre à 8H40, des suites d’un cancer », précise le communiqué envoyé à la Provence. Sur son compte Instagram, Stéphane Tapie, l’un de ses fils, a posté  « Au revoir mon Phénix », en légende d’une photo en noir et blanc de lui et son père. »Au revoir Daddy (…) à jamais le meilleur » a écrit son petit fils Rodolphe sur Twitter.

Tour à tour entrepreneur, chanteur, président de l’Olympique de Marseille, ministre, acteur ou encore patron de presse, Bernard Tapie est décédé à son domicile parisien.

Sa famille  a annoncé qu’il serait inhumé à Marseille, « sa ville de coeur ».

Un « combattant »

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont souligné « l’ambition, l’énergie et l’enthousiasme (qui) furent une source d’inspiration pour des générations de Français ». « Cet homme qui avait une combativité à déplacer les montagnes et à décrocher la lune ne déposait jamais les armes, et livra bataille contre le cancer jusqu’à ses derniers instants ».

Le Premier ministre Jean Castex a salué un « combattant » et un « homme très engagé ».

Pour la légende du cyclisme Bernard Hinault c’était un « battant » et un « homme de défi »; une « faconde légendaire », « voix de stentor, gouailleur mais tellement vrai », pour l’ancien ministre socialiste Jack Lang; une « vitalité impressionnante », selon Franck McCourt, actuel propriétaire de l’OM.

Pour François Bayrou, président du MoDem, il « est une figure qui a incroyablement marqué la société française, avec à la fois ses côtés discutés, polémiques, et en même temps cette espèce d’énergie comme un soleil. »

Rue des Saint-Pères, au coeur de Paris, devant son hôtel particulier où il est décédé, des Parisiens, Marseillais viennent rendre hommage. Catherine, supportrice de l’OM, a déposé quelques fleurs. « J’avais besoin de venir ce matin, on s’y attendait mais ça fait quelque chose”.

Au sommet de la gloire et du succès dans les années 1980, la fin de sa vie a été rythmée par la maladie et des soucis judiciaires.

Né le 26 janvier 1943 à Paris dans une famille d’origine modeste, celui qui était connu pour ses coups de gueule et sa gouaille a d’abord été un patron flamboyant et admiré, spécialisé dans le rachat d’entreprises en difficulté, avant de rétrograder au rang d’entrepreneur sulfureux aux pratiques douteuses.

L’homme a aussi fait de la politique: élu député des Bouches-du-Rhône en 1989 sous la bannière de la majorité présidentielle de François Mitterrand, il a été conseiller régional, député européen et, pendant moins de deux mois, ministre de la Ville dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy (avril-mai 1992).

Son duel télévisé avec le chef du Front national Jean-Marie Le Pen en 1989 a marqué les esprits.

Grand amateur de sports, « Nanard », ainsi qu’il était souvent désigné, a créé en 1983 une équipe cycliste qui recrutera Bernard Hinault, avant de reprendre trois ans plus tard l’OM, qui devient en 1993 le premier – et toujours seul – club français à remporter la prestigieuse Coupe d’Europe des clubs champions.

165 jours de prison

C’est aussi à l’OM qu’éclate la première grande affaire qui le met en cause, celle du match truqué entre Marseille et Valenciennes, dite « VA-OM », pour laquelle il est condamné pour complicité de corruption et subornation de témoins et passe 165 jours en prison en 1997.

Il sera ensuite condamné dans d’autres dossiers qui aboutissent à sa mise en liquidation judiciaire et la perte de tous ses mandats.

Celui qui a eu sa marionnette aux Guignols de Canal + a également été animateur de télévision et a fait l’acteur, au cinéma ou au théâtre.

Père de quatre enfants, il est devenu patron de presse en acquérant, en 2012, les derniers titres du groupe Hersant et en dirigeant depuis le groupe « La Provence ».

L’affaire Adidas

Très affaibli mais toujours combatif, Bernard Tapie comparaissait encore en mai dernier devant ses juges dans un des volets de « l’affaire de sa vie », son conflit financier de près de trente ans avec le Crédit Lyonnais autour de la revente de l’équipementier sportif Adidas.

« Madame la présidente, il est temps, franchement, qu’on arrête avec cette justice-là ! », lançait-il à la cour d’appel saisie de l’arbitrage controversé rendu en 2008, depuis annulé au civil, qui lui avait octroyé 408 millions d’euros dans son litige avec le Crédit Lyonnais.

L’accusation a requis cinq ans d’emprisonnement avec sursis à son encontre pour complicité d’escroquerie et détournement de fonds publics. Son décès éteint automatiquement l’action de la justice à son encontre alors que la décision était attendue mercredi.

En juin, il a publié avec le journaliste Franz-Olivier Giesbert un livre en forme de testament, titré « Bernard Tapie. Leçons de vie, de mort et d’amour », où il revenait notamment sur la « plus grosse » des « conneries » de sa carrière, la vente d’Adidas.

Il y racontait son rapport à Dieu, son statut de quasi « ennemi public numéro 1 », après sa chute et la dépossession de ses biens, la privation de ses droits civiques ou son agression en avril dernier, à son domicile, lors d’un violent cambriolage nocturne.

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Décès : Robert Badinter, artisan de l’abolition de la peine de mort, est mort à l’âge de 95 ans

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Décès : Robert Badinter, artisan de l'abolition de la peine de mort, est mort à l'âge de 95 ans

Robert Badinter, figure emblématique de la politique et de la société française, s’est éteint ce vendredi 9 février à l’âge de 95 ans.

La France pleure le décès de Robert Badinter, un géant du droit et de la politique française. À l’âge de 95 ans, Badinter s’est éteint, laissant derrière lui un héritage indélébile dans la lutte pour les droits de l’homme et la justice.

Né à Paris le 30 mars 1928, Robert Badinter a consacré sa vie à la défense des valeurs démocratiques et des libertés fondamentales. Avocat de renom, il a plaidé dans des affaires emblématiques, défendant ardemment les droits des plus vulnérables et combattant l’injustice sous toutes ses formes.

C’est sans doute son rôle dans l’abolition de la peine de mort en France qui reste le plus marquant. En tant que Garde des Sceaux sous la présidence de François Mitterrand, Robert Badinter a mené une campagne courageuse pour mettre fin à cette pratique barbare. En 1981, ses efforts ont abouti à l’abolition de la peine de mort en France, un moment historique qui a marqué le progrès de la société vers une justice plus humaine et éclairée.

Mais son engagement pour la justice ne s’est pas arrêté là. Robert Badinter a également occupé le poste prestigieux de président du Conseil constitutionnel français de 1986 à 1995, où il a continué à défendre les principes de l’État de droit et de la démocratie.

Au-delà de ses fonctions officielles, Robert Badinter a été une voix influente dans le débat public, plaidant sans relâche en faveur des droits de l’homme, de la liberté d’expression et de la justice sociale. Son érudition, son intégrité et sa détermination ont fait de lui une figure respectée non seulement en France, mais dans le monde entier.

Avec la disparition de Robert Badinter, le monde perd un visionnaire, un humaniste et un défenseur infatigable de la dignité humaine. Son héritage continuera d’inspirer les générations futures à lutter pour un monde plus juste et plus équitable.

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Décès : Jacques Delors, figure de la construction européenne, est mort à 98 ans

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Décès : Jacques Delors, figure de la construction européenne, est mort à 98 ans

L’ancien président de la Commission européenne et père de l’euro s’éteint à l’âge de 98 ans.

Jacques Delors, l’ardent défenseur de la construction européenne, l’architecte de l’euro, et une éphémère figure de la gauche française à la présidentielle de 1995, est décédé mercredi à l’âge de 98 ans.

Sa fille, Martine Aubry, maire socialiste de Lille, a confirmé la nouvelle en déclarant que l’ancien président de la Commission européenne « est décédé ce matin (mercredi) à son domicile parisien dans son sommeil ».

L’annonce de sa disparition a suscité des hommages élogieux de la part de dirigeants nationaux et européens. Le président Emmanuel Macron a salué « l’inépuisable artisan de notre Europe », tandis que le chancelier allemand Olaf Scholz l’a qualifié de « visionnaire » devenu « un architecte de l’UE ». Le président du Conseil européen, Charles Michel, a souligné son rôle en tant que « grand Français et grand Européen ».

Jacques Delors a occupé le poste de président de la Commission européenne de 1985 à 1995, où il a joué un rôle central dans la mise en place du marché unique, la signature des accords de Schengen, l’Acte unique européen, le lancement du programme Erasmus, la réforme de la politique agricole commune, et la création de l’Union économique et monétaire, aboutissant à la naissance de l’euro.

Même après son départ de la Commission européenne, Jacques Delors est resté un fervent défenseur de l’intégration européenne, appelant à davantage d’audace, notamment à l’ère du Brexit et face aux défis posés par les mouvements populistes.

Sa carrière politique avait également été marquée par une brève période de candidature à l’élection présidentielle française de 1995, où il avait suscité de grands espoirs au sein de la gauche. Cependant, il avait choisi de ne pas se présenter, une décision qui avait surpris le pays et qui avait marqué un tournant dans la politique française.

Né à Paris en 1925, Jacques Delors était issu d’un milieu simple et catholique. Sa carrière avait débuté dans la Banque de France avant qu’il ne rejoigne la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), contribuant à sa transformation en CFDT.

En 1974, à l’âge de 49 ans, il avait rejoint le Parti socialiste français, se définissant comme un social-démocrate. Sous la présidence de François Mitterrand, il avait occupé le poste de ministre de l’Économie et avait été l’un des initiateurs du tournant de la rigueur à partir de 1982, évitant ainsi à la France une crise inflationniste.

Jacques Delors laisse derrière lui un héritage politique et européen considérable, marqué par sa vision audacieuse de l’Europe et son engagement indéfectible en faveur de l’intégration européenne. Son décès coïncide avec celui de Wolfgang Schäuble, figure marquante de la politique allemande de l’après-guerre, soulignant ainsi la fin d’une époque pour l’Europe.

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Culture

Décès : L’acteur et chanteur Guy Marchand est mort

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Décès : L'acteur et chanteur Guy Marchand est mort

L’icône du petit écran et de la scène française, Guy Marchand, connu pour son rôle emblématique du détective Nestor Burma à la télévision, a tragiquement rendu son dernier souffle vendredi à l’âge de 86 ans, laissant derrière lui une carrière marquée par la passion pour la musique, le cinéma et la résolution de mystères.

Guy Marchand, qui a incarné avec brio le personnage du détective parisien Nestor Burma, créé par le romancier Léo Malet, de 1991 à 2003 dans la série télévisée diffusée sur France 2, est décédé paisiblement ce vendredi à l’hôpital de Cavaillon, dans le Vaucluse, selon une annonce émouvante de ses enfants Jules et Ludivine relayée par l’Agence France-Presse.

Le comédien, né à Belleville, avait puisé dans son histoire personnelle pour donner vie à ce personnage attachant, puisqu’il avait grandi dans le quartier populaire de Belleville lui-même. En 2020, il a marqué son retour en musique avec son dernier album intitulé « Né à Belleville. »

Guy Marchand avait une voix grave qui l’avait d’abord conduit vers la musique. Il avait joué de la clarinette dans les clubs de Saint-Germain-des-Prés pendant l’après-guerre, marquant ainsi l’histoire de la chanson française avec des succès mémorables tels que « La Passionata » en 1965.

Mais c’est dans le monde du cinéma qu’il avait finalement connu la consécration, en accumulant des rôles secondaires sous la direction de grands réalisateurs. Il avait reçu plusieurs nominations au César du meilleur second rôle et avait remporté cette prestigieuse récompense en 1982 pour son rôle de policier dans « Garde à vue » de Claude Miller, aux côtés de Lino Ventura.

Pour de nombreux téléspectateurs, Guy Marchand était indissociable de son personnage de Nestor Burma, le détective au chapeau sombre et à la cravate dénouée, qui a laissé une marque indélébile dans le paysage télévisuel français.

En parlant de son personnage, Marchand avait déclaré en 2000 : « Nestor Burma, c’est moi, le courage en plus. Je suis beaucoup plus timoré que lui dans la vie. »

Même si la série s’était progressivement éloignée des intrigues des romans originaux de Léo Malet, l’auteur lui-même avait exprimé son attachement profond à Guy Marchand en lui disant : « Toi, tu es mon Nestor Burma. »

En 2019, Guy Marchand avait révélé sa situation financière précaire, affirmant qu’il terminait sa vie dans une situation de détresse économique à Cavaillon, où il avait choisi de passer ses dernières années. « Je suis dans le rouge », avait-il alors confié.

Le décès de Guy Marchand laisse un vide immense dans le monde du divertissement français. Sa carrière polyvalente et son charisme indéniable resteront à jamais gravés dans les mémoires, rappelant à tous que la légende de Nestor Burma ne meurt jamais.

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