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Société

Crise institutionnelle à l’Assemblée nationale après l’élection de deux vice-présidents du Rassemblement national

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La désignation de représentants d’extrême droite au bureau de l’Assemblée provoque une onde de choc dans les rangs écologistes, où un élu réclame la démission de la présidente de l’institution.

Le bureau de l’Assemblée nationale connaît une recomposition politique significative après l’élection, ce mercredi, de six vice-présidents. Deux élus du Rassemblement national ont obtenu ces postes stratégiques, suscitant une vive réaction dans les rangs de la gauche parlementaire. Le député écologiste Benjamin Lucas a immédiatement exigé la démission de Yaël Braun-Pivet, qu’il accuse d’avoir trahi le « barrage républicain » en permettant cette percée de l’extrême droite.

La présidente de l’Assemblée nationale avait pourtant défendu en amont du scrutin une répartition équilibrée des responsabilités entre les différentes forces politiques représentées. Elle justifiait cette approche par la nécessité de refléter la diversité des onze groupes parlementaires composant l’hémicycle, affirmant que chaque formation devait occuper « sa juste place » au sein des instances dirigeantes.

Les déclarations de l’élue écologiste traduisent un profond désaccord sur la conception même de la démocratie parlementaire. Là où la présidente met en avant des règles de représentation proportionnelle, son détracteur oppose des principes et valeurs qu’il juge incompatibles avec la présence de l’extrême droite dans les positions d’autorité. Cette divergence fondamentale révèle les tensions persistantes sur la manière d’intégrer – ou non – le RN dans le fonctionnement institutionnel.

La situation contraste avec la législature précédente, où le Rassemblement national s’était vu refuser l’accès à ces postes clés grâce à une entente entre plusieurs groupes parlementaires. L’épisode actuel marque donc une évolution notable dans les pratiques politiques à l’Assemblée, où les logiques d’exclusion cèdent progressivement le pas à une forme de normalisation de la présence frontiste dans les instances de pouvoir.

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