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Campagne de vaccination élargie dans les collèges pour 2026

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Une opération de santé publique inédite va conjuguer dès janvier 2026 la prévention contre les papillomavirus et les méningocoques au sein des établissements scolaires, visant à renforcer la protection des adolescents.

Les ministères de la Santé et de l’Éducation ont officialisé le lancement d’une campagne de vaccination gratuite qui se déroulera de janvier à juin 2026 dans les collèges. Cette initiative combine pour la première fois l’immunisation contre les infections à papillomavirus humain et celle visant les méningocoques de sérogroupes A, C, W et Y. Les autorités sanitaires entendent ainsi accroître la couverture vaccinale, jugée encore insuffisante contre les HPV, tout en répondant à la recrudescence préoccupante des formes invasives de méningites chez les jeunes.

Les élèves de cinquième et de quatrième pourront recevoir simultanément ces deux vaccins lors d’une même consultation. Les pouvoirs publics rappellent que ces produits bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché et présentent un profil de sécurité satisfaisant, des effets indésirables généralement bénins pouvant exceptionnellement survenir. La démarche nécessitera toutefois une autorisation parentale écrite ainsi que la présentation du carnet de santé le jour de l’injection.

Financée par le budget 2025 de la Sécurité sociale, cette campagne concernera l’ensemble des collèges publics et des établissements privés sous contrat qui souhaiteront y participer. Les structures médico-sociales accueillant des jeunes de 11 à 14 ans en situation de handicap sont également incluses dans le dispositif. Le gouvernement affiche sa volonté de réduire les disparités d’accès à la prévention et de garantir une protection durable pour cette tranche d’âge.

Si la vaccination contre les papillomavirus a connu une progression ces dernières années, les chiffres nationaux demeurent en deçà des objectifs fixés. Des écarts significatifs persistent entre les territoires, reflétant parfois des inégalités socioéconomiques ou des réticences culturelles. Certaines régions, comme Provence-Alpes-Côte d’Azur, affichent ainsi des taux de couverture inférieurs à la moyenne nationale. La généralisation de cette offre en milieu scolaire représente donc un levier essentiel pour améliorer l’adhésion à ces mesures préventives.

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