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Politique

Bruno Retailleau réaffirme ses positions après un face-à-face avec François Bayrou

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Le ministre de l’Intérieur maintient ses critiques à l’égard de l’exécutif tout en défendant sa participation au gouvernement comme un choix stratégique.

Bruno Retailleau ne renie rien. Trois jours après ses déclarations virulentes sur le macronisme dans les colonnes d’un hebdomadaire, le ministre de l’Intérieur a réitéré ses propos, estimant qu’ils n’avaient « surpris personne ». Interrogé en Vendée, il a évoqué avec une pointe d’ironie sa rencontre avec François Bayrou, sans en dévoiler les détails.

Dans son entretien publié plus tôt dans la semaine, le chef de file des Républicains avait fustigé ce qu’il qualifie d’« impuissance » de la méthode macroniste, fondée sur un équilibre entre droite et gauche. Selon lui, cette approche, dépourvue de véritable ancrage idéologique, ne survivra pas à la fin du quinquennat. Des remarques qui ont provoqué des réactions contrastées, y compris au sein de la majorité présidentielle, où certains élus ont pointé une contradiction dans son positionnement.

Le ministre assume pleinement sa démarche. Il rappelle que sa présence au gouvernement s’inscrit dans une logique de responsabilité, visant à prévenir une crise institutionnelle ou financière, tout en barrant la route à la gauche radicale. « Nous ne sommes pas macronistes pour autant », a-t-il martelé, soulignant le caractère pluriel de l’équipe en place.

Si Bruno Retailleau affiche un respect protocolaire envers le président de la République, les tensions semblent palpables. Un échange vif aurait opposé les deux hommes lors du dernier Conseil des ministres, portant sur les questions sécuritaires. Le ministre balaie cependant toute idée d’incident, qualifiant la réunion de « tout à fait normale ».

De son côté, François Bayrou a appelé à préserver l’unité gouvernementale, insistant sur la nécessité de concilier les différences sans qu’elles ne dégénèrent en fractures. Les échanges entre les deux hommes auraient notamment porté sur des dossiers sensibles, dont la relation avec l’Algérie.

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