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Balaruc-les-Bains

Balaruc-les-Bains: Catherine Fradier démissionne en dénonçant les méthodes du maire

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Catherine Fradier démissionne, l’élue d’opposition dénonce les méthodes « antidémocratiques » du maire de Balaruc-les-Bains, Gérard Canovas.

Sixième de liste de Régis Ayats lors des dernières élections municipales, Catherine Fradier a intégré le conseil municipal de Balaruc-les-Bains en juillet 2020. Ce lundi 20 décembre 2021, elle a pris la décision de démissionner du conseil municipal de Balaruc-les-Bains, sans pour autant renoncer à combattre. « Je vais mener le combat différemment », confie-t-elle à notre rédaction.

Dans un courrier incendiaire écrit au Préfet de l’Hérault Hughes Moutouh, la Sous-Préfète Emmanuelle Darmon, la Présidente de la Chambre régionale des comptes Occitanie Marie-Aimée Gaspari et à l’association Nationale des Élus Locaux d’Opposition, que nous avons pu consulter, Catherine Fradier est revenue longuement sur les raisons de sa démission.

Elle exprime plusieurs raisons qui l’ont mené à prendre cette décision, « la première d’entre toutes étant l’impossibilité d’obtenir des réponses aux questions que je pose en conseil municipal. Alors que mes questions sont précises et argumentées, les réponses de Monsieur le maire, sont incomplètes, approximatives, quand elles ne sont pas désinvoltes », explique-t-elle en préambule de ce courrier. « Lorsque je reformule ces questions par écrit après le conseil dans un courrier (…), je reçois bien des semaines plus tard des réponses sibyllines avec par exemple un chiffre brut extrait de son contexte », explique-t-elle.

L’élue démissionnaire ajoute que les élus minoritaires ne participent à aucune commission municipale, « sauf celle des sports qui a intégré M. Congras, mais qui en 20 mois ne s’est jamais réunie. » Elle souhaite aussi dénoncer les difficultés qu’elle a rencontré pour mener sa tâche à bien dans l’opposition, « cinq jours avant chaque conseil municipal une avalanche de documents (1102 pages pour le Conseil du 4 novembre 2020, 1122 pages pour celui du 24 novembre dernier) sans explication de texte vu que j’ignore tout du fond des notes de synthèse élaborées lors des différentes commissions municipales, des détails et des motivations qui ont conduit à leur rédaction. »

Avant d’ajouter, « Pour préparer convenablement les conseils municipaux à venir, il faut donc tout lâcher séance tenante pour essayer de comprendre et d’analyser chacune de ces synthèses qui sera soumise au vote. Je peux passer des dizaines d’heures à préparer chacun des conseils pour tenter de saisir les tenants et les aboutissants de décisions qui seront systématiquement votées à l’unanimité par chacun des élus de votre majorité, je ne suis même pas certaine que ma parole soit entendue des balarucois en raison de la piètre qualité audio de la retransmission vidéo sur Facebook, d’autant que les quatre élus de la minorité sont totalement invisibles à l’image. »

Des infractions à la loi

Catherine Fradier va encore plus loin, elle dénonce des infractions à la loi. Comme par exemple, la non-présentation de l’état des indemnités des élus avant l’examen de chaque budget comme le stipule pourtant l’article L2123-24-1-1 du Code général des collectivités territoriales. Mais aussi un manquement sur la désignation des assesseurs lors des dernières élections municipales.

En effet, d’après Catherine Fradier, Gérard Canovas n’a pas respecté l’ordre du tableau de la désignation des assesseurs. D’après elle, aucun des trois autres élus minoritaires n’a été sollicité comme le prévoit pourtant l’article 44 du Code électoral. « Gérard Canovas a enjambé cet article de loi pour désigner des assesseurs parmi les électeurs balarucois », précise-t-elle.

Mais pour Catherine Fradier, ces exemples parmi d’autres, sont symptomatiques d’une gouvernance strictement verticale, « illustrant les libertés que prend le maire de Balaruc-les-Bains avec la réglementation en vigueur, et qui vont à l’encontre des droits élémentaires des élus de la minorité municipale et desservent les intérêts des balarucois plus largement. »

Elle précise avoir déjà évoqué ces problèmes de gouvernance lors de différents conseils municipaux. « Gérard Canovas donne l’impression de gérer il gère cette ville comme il le ferait avec son entreprise personnelle ou familiale tout en faisant supporter ses errements budgétaires à la collectivité », décrypte-t-elle.

Catherine Fradier dénonce aussi une gestion désastreuse des thermes de Balaruc-les-Bains. Après une longue enquête, Le Singulier va dans les prochains jours, publier une série d’articles sur la gestion des thermes qui pourront confirmer cette gestion chaotique.

« Je savais que la partie serait rude sous son troisième mandat, j’avais été prévenue, mais j’étais loin d’imaginer qu’un maire pouvait s’affranchir à ce point des règles démocratiques et de la bienséance républicaine qui régit la vie d’une commune », conclut-elle dans son courrier.

Contactée par notre rédaction, Gérard Canovas a bien pris acte de cette démission et ne souhaite pas faire de commentaire.

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2 Commentaires

2 Comments

  1. jean claude reilles

    23 décembre 2021 at 13 h 08 min

    4 élus d’opposition 1 seule démissionne?. un maire de droite voulait vendre les thermes c le maire actuel qui a remis sur pied les thermes,cette ex élue de droite ne dis pas un mot sur la covid qui a peiné lourdement sur le budget, en réalité cette ex élue a une idée derriere sa tete les législatives.

  2. Pierrette

    28 décembre 2021 at 8 h 29 min

    À quand irez vous voir la gestion de Frontignan. Et les mêmes pratiques de monsieur arouy. Celui pour qui nous avons fait campagne et qui nous le rends bien comme il faut aujourd’hui. Sa dircab se délecte et ne parlons pas de ces amis ancien journaliste qui ne disent rien.

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Balaruc-le-Vieux

L’Hérault et le Gard ont été placés en vigilance orange par Météo France

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Météo France alerte sur le passage d’un « épisode méditerranéen pluvio-orageux » dans l’Hérault et le Gard.

Les départements du Gard et de l’Hérault, dans le sud de la France, ont été placés en vigilance orange « orages », « pluies et inondations », par Météo France ce lundi après-midi, en raison du passage d’un « épisode méditerranéen pluvio-orageux ».

« Les précipitations intenses ont déjà impacté la région de Montpellier et des cellules orageuses remontent de Méditerranée », alerte le prévisionniste dans son bulletin météo quotidien.

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Balaruc-les-Bains

Cures thermales: bienfaits douteux, lobbying puissant

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cures-thermales:-bienfaits-douteux,-lobbying-puissant

Prendre les eaux, est-ce utile? Loin d’offrir un bénéfice médical incontestable, les cures thermales françaises restent largement remboursées par la Sécurité sociale. Et la situation est partie pour durer face au lobbying d’élus qui redoutent de perdre une précieuse rente économique.

« L’immense majorité de la médecine française pense que le discours thermaliste, c’est de la foutaise », assure le diabétologue André Grimaldi, connu pour ses critiques virulentes des politiques de santé publique.

Les cures thermales, proposées dans une centaine de villes disséminées en France, promettent pourtant de soigner diverses maladies grâce aux bienfaits supposés de l’eau locale.

Celle-ci peut se boire, être appliquée sous forme de boue lors de massages, servir de cadre à des exercices aquatiques… Les cures, réalisées chaque année par plusieurs centaines de milliers de patients, comprennent en effet une part de kinésithérapie et d’activité physique.

Ces « soins thermaux » sont, depuis plusieurs décennies, remboursés par la Sécurité sociale à hauteur de deux tiers de leur montant. A condition d’être prescrits par un médecin contre une pathologie précise.

Les possibilités sont vastes: la liste des spécialités va de la rhumatologie – de loin la reine du secteur – à la cardiologie, en passant par la psychiatrie ou la dermatologie.

Or, les bénéfices du thermalisme font l’objet d’un vaste scepticisme chez la majorité des spécialistes de ces différents domaines, qui a choisi de ne pas solliciter de médecins liés au secteur.

Pas d’eau « magique »

« Je ne vois pas d’évidence scientifique pour ça », assure Christophe Leclercq, président de la Société française de cardiologie. « La prise en charge par la Sécurité sociale n’est pas forcément justifiée », tranche le psychiatre Antoine Pelissolo.

Une minorité, néanmoins, juge que les cures ont un intérêt, mais sans croire aux bénéfices des eaux.

« Il faut voir les cures thermales comme une période particulière pendant laquelle il y a une activité physique », avance le rhumatologue Francis Berenbaum, excluant pour autant tout « effet magique de l’eau ».

C’est aussi la position de la Sécurité sociale, actuellement en train de renégocier la convention qui régit ses rapports avec le secteur et expire en fin d’année.

« On rembourse ce qu’il y a de plus médical », explique Dominique Martin, le médecin qui conseille l’Assurance maladie. « Ce qui compte, c’est l’accompagnement, les massages… Après, est-ce que des oligo-éléments dans les boues passent (dans l’organisme) ? Honnêtement, ça ne me dit rien. »

Ce ne serait donc pas l’eau qui compte mais tout ce qu’il y a autour. Seulement, cette position pose des problèmes de cohérence: Pourquoi par exemple ne pas juste prescrire des exercices physiques dans une piscine à domicile?

Le monde thermal lui, vante des atouts indissociables: « il y a la qualité de l’eau thermale sur la peau ou les tissus, mais aussi toute la technique: c’est une conjonction », estime Thierry Dubois, à la tête du lobby du secteur, le Conseil national des établissements thermaux (CNETh).

Il renvoie le scepticisme de certains médecins à une méconnaissance du thermalisme, estimant que la valeur thérapeutique des cures est avérée par la fidélité de nombreux patients quand bien même ils doivent en payer une partie.

Vrai travail de recherches

A certains titres, le débat rappelle celui sur l’homéopathie, dont le remboursement a pris fin en 2021 face à son absence d’efficacité. Comme les homéopathes, le monde thermal met l’accent sur le faible coût du secteur pour la Sécurité sociale: pas même 0,5% des dépenses.

Cependant, contrairement à l’homéopathie, le monde thermal a engagé et financé depuis une vingtaine d’années un véritable travail de recherches scientifiques, parfois publiées dans des revues de référence.

Reste que ces études sont rarement aussi concluantes que la présentation qui en est faite. L’une d’elles, dite « Thermarthrose » et présentée comme l’une des plus probantes, conclut ainsi qu’une cure thermale permet d’améliorer l’arthrose du genou. Mais elle est contestable à plusieurs titres. Elle mêle bains, massages et exercices physiques dans l’eau, sans distinguer lesquels ont réellement un effet.

Autre biais important, les patients du « groupe témoin » – ceux qui n’ont pas bénéficié d’une cure – sont censés avoir réalisé par eux-mêmes un programme d’activité physique mais l’étude n’a pas vérifié à quel point ces exercices étaient effectués.

Autant de biais « typiques d’un essai clinique promotionnel », juge le cardiologue Jérémy Descoux, engagé dans la lutte contre les pseudo-médecines au sein du collectif Fakemed.

Un amendement éliminé

Un regard extérieur permettrait de trancher, par exemple celui de la Haute autorité de santé (HAS). Normalement, cet organisme public décide systématiquement si un traitement doit être remboursé ou non.

Sur le thermalisme, elle n’a jamais été sollicitée. Certes, certains députés de la majorité ont récemment proposé un amendement qui conditionnerait le remboursement des cures à son avis mais il a suscité l’indignation d’élus de différents bords, issus de départements riches en villes thermales. Et le gouvernement, qui a interrompu mercredi par un 49.3 les débats parlementaires sur la Sécurité sociale, en a profité pour éliminer cet amendement.

Ce n’est pas une première: « à chaque fois les acteurs thermaux arrivent, via des réseaux d’élus, à déjouer les tentatives (de) diminuer le remboursement », explique le sociologue Adrien Sonnet.

Car l’intérêt économique du thermalisme va bien au-delà des seuls établissements. Les stations sont très souvent de petites villes dont les commerces dépendent largement de l’afflux de curistes. Il est difficile pour les élus de laisser tomber ces pans entiers de leur circonscription.

L’ancien député Yves Bur en sait quelque chose. En 2008 déjà, il proposait sans succès un amendement qui aurait réduit le remboursement des cures. Sa propre majorité, de droite, l’a refusé.

« Tout à coup, vous avez beaucoup de monde qui assiste aux séances (parlementaires): 50, 60 élus qui sont là et impatients », ironise-t-il.

« Le remboursement du thermalisme est protégé par son impact économique et touristique », conclut-il, y voyant une « cause perdue » pour l’argent public

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Balaruc-les-Bains

Balaruc-les-Bains : l’éclairage public coupé la nuit à partir du 2 Novembre

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La Ville de Balaruc-les-Bains a annoncé une extinction de son éclairage public à partir du 2 novembre 2022. Une extinction différente selon les secteurs et les saisons.

Crise de l’énergie, guerre en Ukraine, nécessité environnementale et au final factures qui flambent, tout est réuni pour que les communes décident d’éteindre l’éclairage nocturne.

Après la Ville de Mèze la semaine dernière, c’est au tour de Balaruc-les-Bains d’éteindre l’éclairage public en soirée. Lors du conseil municipal, du 28 septembre 2022, les conseillers municipaux ont voté à l’unanimité l’expérimentation –sur une année– de l’extinction de l’éclairage public de la Ville de Balaruc-les-Bains.

« Un projet qui répond aux objectifs municipaux majeurs que sont la maîtrise de l’énergie et le recours aux énergies renouvelables », explique la commune dans un communiqué.

« La commune de Balaruc-les-Bains dispose d’un parc d’éclairage public de 2 729 points lumineux et 41 armoires de commande. Alimentés en électricité en moyenne 4 200 heures, ils représentent une facture de l’ordre de 170 000 € par an, un coût qui sera multiplié de 1,5, dès le 1er janvier 2023 », précise-t-elle.

« L’extinction en milieu de nuit de l’éclairage public permettra donc de réduire leur durée de fonctionnement, et donc d’envisager une baisse significative de ce poste de dépense. Cette action contribuera également à la préservation de l’environnement par la limitation des émissions de gaz à effet de serre et la lutte contre les nuisances lumineuses », ajoute-t-elle.

L’extinction nocturne de l’éclairage public sera donc expérimentée par secteur à partir du mercredi 02 novembre 2022 :

Secteur résidentiel – 23h00/5h30
Secteur touristique – 1h30/5h30

Pendant la haute saison et pour l’ensemble de la commune, l’extinction de l’éclairage aura lieu de 1h30 à 5h du matin.

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À LIRE AUSSI > Mèze : la municipalité décide d’éteindre son éclairage public de minuit à 5 heures

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