Monde
Au Cap, les secouristes affrontent la violence pour sauver des vies
Dans les townships sud-africains, les ambulanciers risquent leur peau à chaque intervention, obligés de compter sur une escorte policière pour éviter les agressions.
Chaque départ en mission ressemble à une course contre la montre et contre la peur. Quand l’alerte retentit, signalant un homme blessé à la tête dans le township de Philippi, les secouristes savent qu’ils ne pourront pas bouger avant l’arrivée des forces de l’ordre. Ces quartiers défavorisés, marqués par une criminalité endémique, sont classés zones rouges : trop dangereux pour les équipes médicales non protégées.
Mawethu Ntintini, ambulancier chevronné, serre les poings en attendant les policiers. Son expérience ne suffit pas à calmer l’angoisse de sa collègue, Ntombikayisi Joko, déjà victime d’un braquage lors d’une précédente mission. « Je prie avant chaque départ », confie-t-elle. Leur patience est mise à rude épreuve : trente minutes s’écoulent avant qu’ils ne s’élancent enfin, précédés par les véhicules de police.
Sur place, la famille du blessé exhale un soulagement teinté de colère. Les retards sont monnaie courante dans ces zones abandonnées, où les services d’urgence peinent à répondre à temps. Heureusement, les plaies s’avèrent moins graves que prévu. Mais tous n’ont pas cette chance. Ntombikayisi se souvient d’une femme enceinte, secourue trop tard à cause d’une escorte retardée. Le bébé n’a pas survécu. « Si j’avais pu arriver plus tôt… », murmure-t-elle, les larmes aux yeux.
Les Cape Flats concentrent quatre des cinq zones les plus meurtrières du pays, avec un taux d’homicides effarant. Depuis 2015, les ambulanciers exigent une protection policière, après des années d’agressions répétées. Vols, menaces, violences : ils sont devenus des cibles faciles pour des gangs désœuvrés, héritiers d’un apartheid qui a relégué des milliers de familles dans la misère.
Pourtant, malgré la rage et l’injustice, ces professionnels persistent. Inathi Jacob, jeune ambulancière, résume leur engagement : « Ces criminels pourraient un jour avoir besoin de nous. Alors on serre les dents, pour ceux qui comptent vraiment sur nous. » La nuit tombe sur un nouvel appel : un homme âgé, inconscient. Cinq minutes de trajet… mais quarante d’attente avant que les sirènes ne déchirent enfin le silence des ruelles obscures.
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