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Économie

Arnaud Rousseau vise la reconduction à la présidence de la FNSEA

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Le dirigeant du principal syndicat agricole français a officialisé sa candidature pour un nouveau mandat, à l’approche d’un congrès déterminant pour la profession.

Arnaud Rousseau a fait connaître sa décision aux instances et aux adhérents de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles. L’élection interviendra en avril, à l’issue du congrès qui se tiendra à Caen. Cette announce met fin à des conjectures qui persistaient ces derniers jours, en l’absence de toute autre candidature déclarée dans une organisation où l’unité autour d’une seule tête de liste reste la norme.

À la tête de l’organisation depuis 2023, l’agriculteur et président du groupe Avril a été confronté dès son arrivée à une période de fortes tensions dans les campagnes. Il a dû gérer des mouvements de protestation d’une ampleur inédite depuis plusieurs décennies, les producteurs réclamant des garanties sur leurs revenus et des perspectives pour l’avenir. Son profil de chef d’entreprise, parfois critiqué par des organisations concurrentes, n’a pas empêché sa figure de s’imposer dans le paysage syndical.

Diplômé d’une école de commerce, élu maire de sa commune en Seine-et-Marne, l’homme dirige une exploitation de près de sept cents hectares. Depuis trois ans, il a multiplié les déplacements sur le terrain pour maintenir un équilibre entre les différentes filières, toutes frappées par des difficultés, qu’il s’agisse des céréaliers, des viticulteurs ou des éleveurs.

Sous sa présidence, la FNSEA a cependant enregistré un recul lors des dernières élections aux chambres d’agriculture, perdant la majorité absolue qu’elle détenait avec son partenaire des Jeunes agriculteurs. Cette érosion s’est faite au profit notamment de la Coordination rurale, qui a accru son audience. Pour reconquérir du terrain, le syndicat a durci son discours, insistant sur la nécessité de préserver la compétitivité des exploitations et réclamant des mesures concrètes pour soutenir la production.

La stratégie d’Arnaud Rousseau a consisté à faire du chef de l’État son interlocuteur principal, portant des revendications sur les sujets nationaux et internationaux qui pèsent sur le secteur. Cette relation privilégiée avec le pouvoir exécutif, parfois qualifiée de cogestion par les détracteurs du syndicat, s’est illustrée récemment par l’annonce d’un projet de loi reprenant plusieurs points du cahier des charges de la profession. La mobilisation de centaines d’agriculteurs à Paris en janvier a manifesté la détermination du syndicat à obtenir des actes.

La période à venir s’annonce cruciale, avec des dossiers sensibles comme les négociations commerciales internationales ou l’évolution de la politique agricole commune. La candidature d’Arnaud Rousseau s’inscrit dans ce contexte, avec l’objectif affirmé de poursuivre le travail engagé pour défendre les intérêts des exploitants.

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