Société
Alliance inédite à Strasbourg pour contrer la gauche radicale
À l’approche du second tour des municipales, le candidat centriste Pierre Jakubowicz rejoint la socialiste Catherine Trautmann, arrivée en tête au premier tour. Cette union vise explicitement à faire barrage à la liste fusionnée des écologistes et de La France insoumise.
Le paysage politique strasbourgeois connaît un redéploiement significatif à la suite du premier tour. Pierre Jakubowicz, candidat de la majorité présidentielle sous l’étiquette Horizons, a officialisé son ralliement à Catherine Trautmann, tête de liste du Parti socialiste. Cette décision intervient après l’annonce, la veille, de la fusion des listes de la maire écologiste sortante, Jeanne Barseghian, et du candidat de La France insoumise, Florian Kobryn.
Pour le candidat centriste, qui avait recueilli un peu plus de cinq pour cent des suffrages, cette alliance répond à une nécessité politique impérieuse. Il s’agit, selon ses termes, de constituer un front républicain pour empêcher l’accession au pouvoir municipal de ce qu’il qualifie d’extrême gauche radicale. De son côté, Catherine Trautmann, créditée de plus de vingt-cinq pour cent des voix et devançant de justesse son principal adversaire de droite, a salué cette convergence. Elle y voit l’expression d’un socle de valeurs communes, transcendant les appartenances partisanes, et un moyen de rassembler les électeurs attachés à la modération.
Cette configuration place désormais la candidate socialiste en position de rassembler les voix du centre et d’une partie de la droite, face à la coalition de gauche portée par la maire sortante. Pierre Jakubowicz a par ailleurs exprimé des regrets à l’égard du candidat Les Républicains, qui a choisi de maintenir sa liste, une décision qu’il estime risquer de favoriser indirectement la réélection de l’équipe sortante.
La réaction des écologistes ne s’est pas fait attendre. La cheffe du parti, Marine Tondelier, a immédiatement interpellé la direction nationale du Parti socialiste, lui demandant de retirer son investiture à Catherine Trautmann au motif qu’une alliance avec la droite serait contraire aux engagements du parti. L’enjeu du second tour à Strasbourg dépasse ainsi largement le cadre local, cristallisant les tensions et les recompositions au sein de la gauche et de la majorité présidentielle.
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