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Économie

Airbus maintient le cap sur l’hydrogène et appelle à la clarté sur les programmes de défense européens

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Le constructeur aéronautique européen réaffirme sa conviction dans l’avion à hydrogène pour la seconde moitié du siècle, tout en pressant les États de prendre des décisions cruciales sur des projets militaires majeurs comme le SCAF et l’Eurodrone.

Malgré un contexte marqué par des doutes sur les ambitions environnementales et des incertitudes industrielles, Airbus persiste dans sa vision d’une aviation décarbonée. Le groupe estime que l’hydrogène vert constitue la technologie la plus prometteuse pour atteindre cet objectif, avec un horizon commercial envisageable avant la fin du siècle. La priorité, selon le constructeur, réside désormais dans le développement d’un écosystème complet, de la production à la distribution de cette énergie. Si les préoccupations géopolitiques actuelles ont pu reléguer ce sujet au second plan, la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique et les dynamiques industrielles mondiales devraient, à terme, lui redonner toute son importance.

Parallèlement, Airbus souligne l’urgence pour les gouvernements européens de clarifier l’avenir de plusieurs programmes de défense en cours. Concernant le Système de Combat Aérien du Futur (SCAF), le constructeur rappelle que la phase de développement technologique, engagée par la France, l’Allemagne et l’Espagne, doit désormais laisser place à celle de la construction d’un démonstrateur. Cette étape soulève des questions complexes sur la répartition des travaux, la protection des technologies et les interdépendances entre partenaires. La possibilité d’une coopération élargie à d’autres nations, ou au contraire d’une fragmentation des efforts, nécessite des arbitrages politiques rapides pour éviter des retards et des surcoûts préjudiciables.

La situation du programme Eurodrone, destiné à plusieurs armées de l’air européennes, illustre également ces défis de coordination. Airbus indique être à l’écoute des besoins évolutifs de chaque pays partenaire. Si l’un d’eux décidait de réduire son engagement ou de se retirer, le groupe affirme sa capacité à s’adapter pour permettre aux autres de poursuivre le projet. L’enjeu principal reste toutefois de limiter les impacts d’une éventuelle reconfiguration sur les délais et l’efficacité du programme. Dans l’ensemble, le message d’Airbus est clair. La stabilité des engagements étatiques et la définition de scénarios industriels précis sont des conditions indispensables à la réussite de ces projets structurants pour la souveraineté et la compétitivité technologique de l’Europe.

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