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Économie

Airbags Takata : un contrôle technique renforcé pour les véhicules à risque

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_**À compter du 1er janvier, les véhicules équipés d’un airbag Takata jugé particulièrement dangereux ne pourront plus obtenir leur certificat de contrôle technique sans avoir été préalablement réparés.**_

Le ministère des Transports a annoncé l’intégration d’une vérification spécifique dans le cadre du contrôle technique périodique. Cette mesure concerne les modèles faisant l’objet d’une injonction de ne plus circuler, dite « stop drive », en raison d’un défaut critique identifié sur certains équipements de sécurité fabriqués par le groupe japonais Takata. Environ 1,3 million de véhicules seraient encore concernés en France.

Lors du passage au contrôle, si la présence d’un tel airbag est constatée, le véhicule se verra immédiatement refuser sa validation. Il sera alors mis en contre-visite, une procédure réservée aux anomalies les plus graves compromettant la sécurité des usagers. La circulation ne sera de nouveau autorisée qu’après la mise en conformité du système par un concessionnaire de la marque.

Les pouvoirs publics encouragent vivement les propriétaires à anticiper cette démarche. Il leur est recommandé de consulter sans délai le site officiel du ministère pour vérifier si leur automobile est soumise à ce rappel spécifique, et ainsi procéder à la réparation avant la date du prochain contrôle technique.

Ce renforcement du cadre réglementaire vise à accélérer le retrait des équipements défectueux encore en circulation. Le défaut à l’origine du rappel mondial concerne un composant chimique, le nitrate d’ammonium, utilisé comme gaz propulseur. Avec le temps et sous l’effet de conditions climatiques chaudes et humides, ce composant peut se dégrader et provoquer, lors du déploiement de l’airbag, une explosion violente projetant des fragments métalliques.

Les conséquences de ces dysfonctionnements ont été sévères. Sur le territoire national, quarante-six accidents liés à ces airbags ont été recensés, ayant entraîné une vingtaine de décès et une vingtaine de blessés. La grande majorité de ces événements s’est produite dans les départements et collectivités d’outre-mer, où les conditions environnementales accélèrent la dégradation du produit.

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