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Une fillette de cinq ans retrouvée sans vie chez son père à Blois

Le corps d’une enfant a été découvert au domicile de son père, dans le sud de Blois. Les autorités privilégient la piste d’un infanticide suivi d’une…

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À Blois, une enfant de cinq ans retrouvée morte chez son père

Mis à jour le 22 septembre à 14h23

Le corps d’une enfant a été découvert au domicile de son père, dans le sud de Blois. Les autorités privilégient la piste d’un infanticide suivi d’une tentative de suicide de l’homme, hospitalisé dans un état grave.

Tout devait se dérouler simplement. L’enfant avait passé le week-end chez son père, qui devait la déposer à l’école le matin. L’établissement ne l’a pas vue arriver et a prévenu la mère. Celle-ci a alerté les forces de l’ordre, qui se sont rendues au domicile du quadragénaire, dans un quartier résidentiel du sud de Blois. Personne ne répondait. Les policiers ont forcé la porte et découvert la fillette sans vie, auprès de son père en état de détresse vitale. Une arme blanche gisait à proximité.

L’homme, âgé de 42 ans, s’est infligé plusieurs coups de couteau, son corps portant de nombreuses entailles. Il a été pris en charge par les secours et transporté en urgence absolue vers le centre hospitalier de Blois. Son pronostic vital n’est pas engagé. Trop atteint pour être entendu, il sera placé en garde à vue dès que son état le permettra. Une autopsie doit déterminer les causes exactes du décès, la fillette ne présentant pas de lésions apparentes lors de la levée de corps. L’hypothèse la plus probable reste celle d’un infanticide suivi d’une tentative de suicide.

Les parents étaient séparés depuis 2024 et entretenaient des rapports difficiles, décrits comme un conflit familial aigu. Une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert avait été mise en place pour les enfants. Ce dispositif vise à protéger un mineur dont la sécurité ou l’éducation est menacée, sans le retirer de son domicile. Le père avait par ailleurs été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis pour des appels téléphoniques malveillants envers son ex-conjointe.

Dans le voisinage, c’est la stupeur. Les fenêtres et la porte de la maison, dont l’une a été forcée, portent encore les scellés. Une fleur a été déposée sur le rebord d’une fenêtre. Une riveraine, mère de trois enfants, se dit sous le choc. Elle se souvient de la petite fille jouant devant la porte et confie ne pas imaginer un tel geste de la part d’un homme qui parlait de sa fille avec affection. La mère et la grand-mère de l’enfant ont été prises en charge sur le plan médico-psychologique.

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