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Économie

La transition énergétique, seule réponse à l’instabilité mondiale

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Les pays organisateurs de la prochaine conférence climatique affirment que les tensions géopolitiques rendent plus urgente que jamais la sortie des énergies fossiles.

Les responsables de la prochaine COP31 ont appelé à accélérer le développement des énergies renouvelables, présentées comme la seule voie pour garantir une stabilité à long terme face aux crises qui ébranlent les marchés. Cet appel a été lancé lors d’une réunion préparatoire à Berlin rassemblant des dizaines de ministres. Le contexte international, marqué par des tensions affectant les approvisionnements et provoquant une volatilité des prix, sert de toile de fond à leurs déclarations.

Le ministre turc chargé du climat, qui présidera la conférence, a estimé que la situation actuelle démontrait une nouvelle fois l’incapacité des énergies fossiles à assurer une sécurité énergétique durable. Il a plaidé pour des investissements massifs dans des sources alternatives, garantes selon lui de résilience et de développement propre. Cette transition, a-t-il reconnu, devra tenir compte des réalités économiques propres à chaque nation.

Son homologue australien, co-organisateur du sommet, a abondé dans ce sens par visioconférence. Il a qualifié les énergies renouvelables de solution éprouvée et la forme d’énergie la plus compétitive, appelant à une action déterminée en faveur d’une énergie propre et fiable. Ces prises de position interviennent alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales sont perturbées, conduisant certains pays à recourir à des mesures d’urgence et à des ressources carbonées.

Le paradoxe est toutefois notable. Les deux pays hôtes de la COP31, l’Australie et la Turquie, restent largement dépendants respectivement des exportations d’énergies fossiles et du charbon pour leur production électrique. Parallèlement, les investissements dans les énergies propres dépassent désormais ceux alloués aux combustibles fossiles, sans pour autant enrayer la hausse continue des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui ont atteint un nouveau pic l’an dernier. La capacité de la future conférence à concilier ces réalités contradictoires constituera un test majeur pour la crédibilité du processus diplomatique climatique.

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