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La trêve sur le fil, Washington et Téhéran à couteaux tirés

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_**À deux jours de l’expiration d’un cessez-le-feu précaire, les perspectives de reprise des discussions entre les États-Unis et l’Iran apparaissent des plus fragiles. Les récentes actions militaires et les déclarations contradictoires des deux capitales alimentent un climat de défiance qui hypothèque toute avancée diplomatique.**_

Les pourparlers envisagés à Islamabad demeurent dans l’impasse. Le ministre iranien des Affaires étrangères a indiqué qu’aucune décision n’avait été prise concernant une nouvelle session, tout en questionnant la sincérité de l’engagement américain. Téhéran considère la saisie d’un cargo battant son pavillon en mer d’Oman, le blocus naval en cours et les violations présumées de la trêve au Liban comme des entorses flagrantes aux accords.

De son côté, la Maison Blanche a annoncé l’envoi d’une délégation au Pakistan, affirmant proposer un arrangement qualifié de raisonnable. Le président américain a toutefois assorti cette ouverture d’une menace explicite de représailles massives en cas de rejet. Cette approche, combinée au maintien du blocus des ports iraniens, est perçue par certains observateurs comme susceptible de renforcer les suspicions de Téhéran, qui y verrait une manœuvre préparant une escalade.

La situation dans le détroit d’Ormuz cristallise les tensions. Après une brève réouverture, Téhéran a rétabli un contrôle strict sur ce passage stratégique, essentiel aux flux mondiaux d’hydrocarbures. Cet enjeu est devenu central dans le conflit, comme en témoigne l’appel du président chinois à garantir la liberté de navigation et à instaurer un arrêt des hostilités. Les incidents s’y multiplient, avec des rapports faisant état de tirs sur des navires marchands.

Les divergences persistent également sur le dossier nucléaire, au cœur du différend de longue date. Les affirmations américaines concernant un transfert de matières fissiles par l’Iran ont été une nouvelle fois démenties par les autorités de la République islamique, qui réaffirment le caractère exclusivement civil de leur programme.

Au Liban, théâtre secondaire du conflit, la trêve de dix jours conclue entre Israël et le Hezbollah reste instable, chaque partie accusant l’autre de manquements. Les autorités libanaises insistent sur la nécessité de lier toute résolution durable à la fin de l’occupation israélienne dans le sud du pays.

Dans l’attente d’une éventuelle confirmation des discussions, la capitale pakistanaise a été placée sous haute sécurité, avec des dispositifs de protection visibles dans plusieurs quartiers. L’incertitude qui plane sur ces négociations de dernière minute continue d’alimenter la nervosité des marchés, le prix du baril de pétrole affichant une nette progression en réaction à la recrudescence des frictions dans le Golfe.

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