Monde
Romuald Wadagni, ministre des Finances, en position de force pour la présidence béninoise
Le scrutin de ce dimanche s’annonce comme une formalité pour le candidat de la majorité, face à une opposition marginalisée et un paysage politique figé pour les sept prochaines années.
Les électeurs béninois se rendent aux urnes ce dimanche pour désigner le successeur de Patrice Talon, au terme de deux mandats. Le ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, apparaît comme le grand favori de ce scrutin à l’issue peu incertaine. Il affronte un unique concurrent, Paul Hounkpè, dont la campagne est restée discrète et dont la candidature a dû être soutenue par des élus de la majorité pour être validée.
L’enjeu principal de cette élection réside moins dans son résultat que dans le taux de participation attendu. L’absence de suspense, liée à la configuration du duel et à l’éviction du principal parti d’opposition, Les Démocrates, pour défaut de parrainages, pourrait décourager une partie du corps électoral. Pour de nombreux observateurs, cette configuration prive le processus d’une véritable dynamique compétitive.
La majorité au pouvoir attribue les difficultés de l’opposition à ses divisions internes, plusieurs de ses figures ayant récemment rejoint les rangs du candidat Wadagni. Cependant, cette marginalisation nourrit un sentiment de frustration chez une partie de la population et des analystes, qui pointent un déficit d’inclusivité dans le processus démocratique.
Le prochain chef de l’État, dont le mandat a été porté à sept ans par une réforme constitutionnelle, ne sera pas soumis au verdict des urnes avant 2033. Les partisans de cette « trêve politique » y voient une opportunité pour une action continue en faveur du développement. Reste à savoir comment le futur président abordera la question des libertés publiques, dans un contexte où le précédent quinquennat a été marqué par un durcissement autoritaire et des condamnations de figures de l’opposition.
Le bilan économique de la décennie écoulée, dont Romuald Wadagni est considéré comme l’un des principaux architectes, constitue son principal atout. La croissance a été soutenue, le produit intérieur brut a doublé et d’importants projets d’infrastructures ont été réalisés. Le défi pour la prochaine mandature sera de traduire cette expansion macroéconomique en une amélioration tangible des conditions de vie pour une population dont plus de 30% vit encore sous le seuil de pauvreté.
La sécurité représente l’autre priorité absolue. Le nord du pays est en effet confronté à une menace jihadiste croissante, avec des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. La réponse à cette insurrection, qui nécessite une approche dépassant le seul cadre militaire, sera un test crucial pour le futur gouvernement.
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