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Le retour en France de deux enseignants après trois années de captivité en Iran

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Après plus de trois ans de détention en territoire iranien, Cécile Kohler et Jacques Paris ont finalement pu quitter le pays. Leur périple touristique, empreint d’une passion commune pour la culture persane, avait brusquement tourné au drame en mai 2022.

Leur libération intervient après une longue séquence marquée par l’incarcération et une assignation à résidence au sein de l’ambassade de France à Téhéran. Le couple, dont l’arrestation avait été motivée par des accusations d’espionnage, avait initialement été placé à la prison d’Evine. Pour Cécile Kohler, enseignante de lettres modernes, cette période a signifié célébrer quatre anniversaires successifs loin de chez elle, dans ce même pays qu’elle souhaitait ardemment découvrir.

Leur attachement à l’Iran était profond et ancien. Avant leur voyage, l’institutrice alsacienne partageait régulièrement avec sa famille son enthousiasme et des images des sites emblématiques qu’elle visitait, décrivant une nation qui la fascinait. Jacques Paris, professeur de mathématiques à la retraite, était quant à lui un voyageur aguerri, animé par une curiosité insatiable pour le monde. Leur relation, malgré une différence d’âge notable, était fondée sur des affinités intellectuelles fortes, un amour partagé pour la littérature et les arts.

Leur engagement professionnel et syndical est également une dimension importante de leur parcours. Tous deux militants au sein de l’organisation Force ouvrière, cet activisme a été instrumentalisé par les autorités iraniennes pour étayer les charges retenues contre eux. Au sein de leurs établissements respectifs, ils étaient reconnus pour leur dévouement, leur bienveillance et leur intégrité. Leurs proches et collègues dépeignent des personnalités attentives, cultivées et profondément investies dans la transmission du savoir.

Leur détention a été une épreuve pour leurs familles, qui n’ont jamais cessé de se mobiliser. Les conversations téléphoniques, rares et précieuses, tournaient souvent autour de la vie qui continuait en France, comme les progrès scolaires d’un petit-fils. Leur retour met fin à un chapitre douloureux, clos après des années d’attente et d’incertitude.

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