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Culture

Un héritage en suspens, la justice se prononce sur les biens de Georges Brassens

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_**Quarante-cinq ans après la disparition du poète sétois, un tribunal parisien a rendu son verdict dans le différend opposant son neveu à la fille de son ancien secrétaire particulier.**_

Le tribunal judiciaire de Paris a mis un terme à un long contentieux portant sur la propriété de plusieurs centaines d’objets ayant appartenu à Georges Brassens. Ces pièces, conservées par la fille de son ancien secrétaire et ami, Pierre Onteniente, étaient réclamées par le neveu de l’artiste, Serge Cazzani. Ce dernier, légataire universel, estimait que ces biens devaient lui être restitués pour être, selon son souhait, préservés dans un cadre muséal et soustraits au marché privé.

Parmi les effets concernés figuraient des pièces personnelles emblématiques, telles qu’une vingtaine de pipes, un costume de scène, des manuscrits, le journal du chanteur ainsi que sa dernière guitare. Le litige trouvait son origine dans la succession de l’artiste, décédé en 1981. Pierre Onteniente s’était alors vu attribuer, par testament, un bien immobilier parisien et l’usufruit d’un autre local abritant les Éditions musicales de Brassens. La question des objets mobiliers était demeurée en revanche moins explicitement réglée.

La justice a considéré que le lien de propriété de ces objets au profit de la demi-sœur de Georges Brassens, et par conséquent de son fils Serge Cazzani, n’était pas établi de manière suffisamment claire. Le tribunal a donc rejeté les demandes de ce dernier. Cette décision intervient après une première action judiciaire qui avait permis, en 2022, d’annuler une vente aux enchères projetée incluant une partie de cette collection.

L’avocate de Serge Cazzani a fait part de sa déception à l’issue du jugement, annonçant le dépôt d’un appel. Elle a qualifié la décision de regrettable, estimant qu’elle ne laissait d’autre choix que de poursuivre la procédure. L’affaire, qui semblait close, entre ainsi dans une nouvelle phase juridique, prolongeant l’incertitude sur le devenir définitif de ces souvenirs matériels liés à l’œuvre et à la vie de l’artiste.

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