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Ultimatum américain sur fond de nouvelles frappes en Iran

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À quelques heures de l’échéance fixée par Washington, des explosions ont une nouvelle fois retenti près de Téhéran, tandis que les positions diplomatiques semblent se durcir de part et d’autre.

Des frappes aériennes ont touché l’Iran ce mardi, alors que l’ultimatum lancé par l’administration américaine pour la réouverture du détroit d’Ormuz arrivait à son terme. Le président américain avait menacé de s’en prendre à des infrastructures essentielles du pays si ce point de passage stratégique pour les exportations pétrolières mondiales n’était pas débloqué. Ces nouvelles opérations militaires interviennent au trente-neuvième jour d’une offensive conjointe israélo-américaine dont le bilan humain se chiffre en milliers de victimes au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban.

La population iranienne semble partagée face à ces tensions. Si certains expriment une vive inquiétude, d’autres affichent une forme de lassitude après des semaines de menaces répétées. Un retraité de Téhéran a ainsi déclaré que les multiples échéances annoncées par Washington avaient fini par émousser la perception du danger. L’armée iranienne a pour sa part qualifié de vaines les déclarations américaines, assurant qu’elles n’influenceraient pas ses actions.

Les appels à une résolution diplomatique du conflit se sont multipliés dans la région ces dernières heures. Plusieurs capitales ont tenté des démarches de médiation, bien que des propositions précises aient été rejetées lundi par les deux parties. L’ambassadeur d’Iran au Koweït a publiquement exhorté les États du Golfe à œuvrer pour éviter une escalade aux conséquences dramatiques. De son côté, l’ambassadeur iranien à Islamabad a évoqué sur les réseaux sociaux des efforts constructifs entrant dans une phase critique, sans fournir plus de détails.

Sur le terrain, les forces israéliennes ont revendiqué une série de frappes visant des sites en Iran, tout en conseillant à la population d’éviter les déplacements ferroviaires jusqu’en fin de journée, laissant planer la menace d’attaques sur ce réseau. Interrogé sur le caractère potentiellement civil de ces cibles, le président américain a rétorqué que le véritable crime de guerre serait, selon lui, de permettre à Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire.

Les contours d’une éventuelle sortie de crise restent flous. Des médiateurs auraient proposé un cessez-le-feu temporaire, mais les conditions avancées par l’Iran, selon des sources officieuses, incluent la fin des hostilités dans toute la région, un protocole de sécurité pour le détroit d’Oormuz, ainsi que la levée des sanctions et des fonds pour la reconstruction. En contrepartie, Téhéran se dirait prêt à lever le blocus du détroit moyennant un droit de passage, dont les recettes serviraient à rebâtir ses infrastructures endommagées. Cette ébauche a été jugée insuffisante par Washington.

Des analystes estiment que la destruction d’installations supplémentaires en Iran a peu de chances de modifier la posture de ses dirigeants, convaincus que le conflit a déjà dépassé un certain seuil. Ils soulignent la détermination de Téhéran à préserver ce qu’il considère comme ses intérêts vitaux, notamment le contrôle de la voie maritime, quel qu’en soit le prix. En représailles, l’Iran poursuit ses attaques contre les pays du Golfe qu’il accuse de soutenir les États-Unis, un complexe pétrochimique en Arabie saoudite ayant été touché dans la nuit.

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