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Kast choisit Buenos Aires pour sa première sortie présidentielle

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Le chef de l’État chilien a effectué ce lundi une visite protocolaire en Argentine, marquant ainsi le renforcement des liens entre deux dirigeants aux orientations politiques convergentes.

Le président chilien José Antonio Kast s’est rendu à Buenos Aires, répondant à l’invitation de son homologue argentin Javier Milei. Cette rencontre officielle, la première à l’étranger pour le nouveau dirigeant chilien depuis son entrée en fonction en mars, perpétue une tradition diplomatique établie entre les deux nations voisines. Les deux hommes, dont les visions politiques présentent de nettes similitudes, ont tenu plusieurs entretiens à la Casa Rosada, en présence de leurs principaux ministres.

Les discussions, qui n’ont donné lieu à aucune déclaration publique commune, ont porté sur des dossiers de coopération bilatérale. Les sujets évoqués incluent notamment les infrastructures frontalières, les secteurs minier et énergétique, ainsi que la coordination en matière de sécurité. À l’issue des réunions, les deux présidents sont brièvement apparus au balcon du palais présidentiel, saluant une place de Mai quasiment vide en raison d’intempéries.

Cette visite s’inscrit dans un contexte où les relations entre Santiago et Buenos Aires sont empreintes d’une proximité idéologique notable. Les deux gouvernements affichent en effet des positions souvent alignées sur l’axe politique porté par l’ancien président américain Donald Trump, illustrant la montée en puissance des courants conservateurs dans la région. Les deux dirigeants s’étaient déjà rencontrés en décembre dernier, peu après l’élection de M. Kast, une photographie les montrant alors aux côtés d’une tronçonneuse, symbole des politiques de rigueur budgétaire qu’ils prônent.

La rencontre intervient cependant dans un climat diplomatique sensible, à la suite de l’échec récent des autorités argentines à appréhender un ancien militant chilien recherché par la justice de son pays. Galvarino Apablaza, accusé d’implication dans l’assassinat d’un sénateur chilien en 1991, bénéficiait jusqu’en février du statut de réfugié politique en Argentine. Un mandat d’arrêt émis la semaine dernière n’a pas abouti, conduisant les autorités argentines à offrir une récompense pour toute information permettant sa localisation. Le ministre chilien des Affaires étrangères a réaffirmé la volonté de son gouvernement de voir cet individu traduit devant les tribunaux chiliens.

Malgré ce contentieux judiciaire, les deux pays entretiennent des relations économiques denses. L’Argentine constitue le deuxième partenaire commercial du Chili en Amérique latine, avec des échanges évalués à près de huit milliards de dollars l’an dernier. Ils partagent par ailleurs une frontière terrestre de plus de cinq mille trois cents kilomètres, ce qui rend la coordination bilatérale sur les questions logistiques et sécuritaires particulièrement cruciale.

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