Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Le silence des champs, la colère des villes

Article

le

À Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé ce week-end pour alerter sur la disparition progressive de la biodiversité et les risques sanitaires liés aux produits phytosanitaires.

Un cortège animé a parcouru les rues de la capitale, précédé d’une banderole appelant à substituer les substances chimiques par des alternatives. Les manifestants, évalués à environ mille quatre cents par les services de l’État, brandissaient des slogans dénonçant l’impact des intrants sur le vivant et la santé publique. L’événement, intitulé « Marche pour un printemps bruyant », visait à symboliser l’appauvrissement acoustique des campagnes, marqué par le déclin des populations d’oiseaux et d’insectes.

La mobilisation était soutenue par un ensemble d’organisations environnementales, syndicales et associatives. Elles réclament une planification de la sortie des pesticides de synthèse, une reconnaissance des victimes de ces produits ainsi que la tenue d’une concertation citoyenne sur les modèles agricoles. Parmi les participants, un retraité évoque le combat de son épouse contre la maladie, pointant du doigt l’inaction des décideurs face aux alertes scientifiques. Une autre manifestante déplore l’affaiblissement de la faune dans les zones rurales et s’oppose à un texte législatif en discussion au Parlement.

Ce projet de loi, qui prévoit des dérogations pour l’emploi de certains produits interdits, fait actuellement l’objet de vifs débats. Une précédente tentative d’autoriser un néonicotinoïde avait été retoquée par le Conseil constitutionnel après une forte mobilisation citoyenne. Un récent rapport officiel a par ailleurs souligné l’insuffisance des politiques publiques pour contenir la contamination généralisée et ses conséquences sur les écosystèmes et la santé humaine.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus