Économie
Tensions régionales et menaces économiques après de nouvelles frappes iraniennes
_**L’Iran a procédé à de nouveaux tirs de missiles vers Israël, tandis que des menaces américaines sur les infrastructures civiles accentuent la crispation. Le conflit, qui s’étend au Golfe, fait peser un risque durable sur les approvisionnements énergétiques mondiaux.**_
Des projectiles de longue portée ont de nouveau traversé le ciel tôt ce vendredi, visant le territoire israélien. Les autorités de Tel-Aviv ont fait état de dégâts matériels, notamment dans une gare de la métropole, sans rapporter de pertes humaines. Les forces iraniennes des Gardiens de la Révolution ont revendiqué ces tirs, affirmant avoir ciblé également la ville d’Eilat, dans le sud du pays.
Cette nouvelle salve intervient dans un contexte d’escalade verbale persistante. La Maison Blanche a réitéré ses avertissements à l’encontre de Téhéran, menaçant cette fois de s’en prendre aux ponts et aux centrales électriques iraniennes. Ces déclarations font suite à des bombardements conjoints américano-israéliens qui ont, la veille, endommagé une infrastructure en construction près de la capitale iranienne. Le ministre des Affaires étrangères d’Iran a répondu que de telles actions contre des biens civils ne contraindraient pas son pays à capituler.
Le conflit, engagé il y plus d’un mois, dépasse désormais largement le cadre israélo-iranien. La région du Golfe subit des représailles quasi quotidiennes, avec de nouvelles attaques par missiles et drones signalées au Koweït et à Bahreïn, où une raffinerie a été touchée. Parallèlement, la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran, point de passage crucial pour le pétrole et le gaz naturel liquéfié mondiaux, suscite une vive inquiétude internationale. Une quarantaine d’États réclament sa réouverture immédiate, accusant l’Iran de prendre en otage l’économie globale.
Au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, les divisions persistent. Un projet de résolution, porté par Bahreïn et visant à autoriser l’emploi de la force pour rétablir la liberté de navigation, a vu son examen reporté, faute de consensus. L’armée iranienne a, quant à elle, réaffirmé son intention de maintenir le blocus du détroit pour les nations qu’elle considère comme hostiles.
Les répercussions humanitaires s’aggravent sur d’autres fronts. Au Liban, théâtre d’affrontements entre le Hezbollah et l’armée israélienne, plus d’un million de personnes ont été déplacées. Des organisations internationales alertent sur les risques de déplacements prolongés et sur l’ampleur des destructions, qui rendront nécessaire une reconstruction de grande ampleur, même en cas de cessation rapide des hostilités.
Sur les marchés financiers, l’incertitude demeure prégnante. Les cours du pétrole ont connu une forte poussée en réaction aux déclarations belliqueuses, avant une pause due à un jour férié. Cette volatilité illustre la sensibilité des équilibres économiques à la persistance des tensions dans une région stratégique pour les ressources énergétiques.
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