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Emmanuel Grégoire présente son plan pour restaurer la sécurité dans les activités périscolaires parisiennes
Le nouveau maire de Paris a dévoilé ce vendredi les premières orientations de son action, promettant une transformation en profondeur d’un secteur fragilisé par de récentes affaires.
Emmanuel Grégoire a tenu ses premiers engagements en matière de politique périscolaire. Intronisé dimanche dernier, l’édile a placé ce dossier au sommet de ses priorités, dans un contexte marqué par une inquiétude grandissante des familles. Un conseil de Paris extraordinaire sera consacré à cette question à la mi-avril, mais des annonces concrètes ont d’ores et déjà été formulées.
L’élu socialiste a évoqué la nécessité d’un « changement managérial à tous les niveaux », reconnaissant que des mouvements de personnel avaient déjà eu lieu suite à des dysfonctionnements identifiés. Sa feuille de route, esquissée durant la campagne, prévoit une refonte ambitieuse du secteur. Celle-ci passe par un recrutement massif de personnels et une exigence accrue de transparence, avec l’ambition affichée de dépasser les dispositifs précédents.
Les attentes des associations de parents et des collectifs sont considérables. Ils réclament des actions rapides et tangibles pour reconstruire un lien de confiance ébranlé. Parmi les mesures plébiscitées figurent la mise en place d’une enquête administrative d’ensemble, ainsi que l’établissement d’un protocole de signalement unifié, associant la mairie, l’Éducation nationale et les autorités judiciaires.
La clarification des circuits d’information est une demande récurrente. Les représentants des familles souhaitent la création d’une procédure claire et d’un interlocuteur identifié pour les parents et les agents, afin de signaler tout problème. L’application effective de mesures déjà votées, comme l’affichage obligatoire des photographies des animateurs, est également réclamée.
L’opposition municipale a, de son côté, demandé la création d’une mission d’information et d’évaluation spécifique. Parallèlement, le ministère de l’Éducation nationale a récemment nommé une défenseure des droits de l’enfant, chargée d’améliorer la coordination entre le temps scolaire et le temps périscolaire.
Les chiffres communiqués par la mairie illustrent l’ampleur des défis. L’année dernière, une trentaine d’animateurs ont été suspendus dans la capitale, dont seize pour des faits présumés à caractère sexuel. Depuis le début de l’année, de nouvelles suspensions ont été prononcées dans une école maternelle, concernant des suspicions de violences.
Face à cette situation, le maire envisage notamment la tenue d’une convention citoyenne. Elle aurait pour mission de repenser l’organisation du temps de travail des animateurs, afin de stabiliser les équipes et de mettre en œuvre un principe fondamental. Ce dernier vise à garantir qu’aucun enfant ne se retrouve isolé avec un seul adulte, et qu’aucun professionnel ne soit seul avec un groupe d’enfants. Le coût annuel de cette réforme est estimé entre cinq et sept millions d’euros.
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