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Flambée des carburants, les syndicats réclament un soutien pour les salariés

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Face à la hausse des prix à la pompe, les principales organisations syndicales ont exprimé leurs attentes. Elles plaident pour des mesures d’accompagnement en direction des travailleurs, tout en divergent sur les modalités.

Les dirigeantes de la CFDT et de la CGT ont pris la parole pour alerter sur les conséquences de la récente envolée des tarifs des carburants. Elles estiment que les salariés, en particulier ceux dont la mobilité est indispensable à l’exercice de leur profession, nécessitent un appui concret. Le gouvernement avait annoncé, quelques jours plus tôt, un dispositif d’aide sectoriel et limité dans le temps, ciblant des activités comme la pêche ou les transports. Cette approche est jugée insuffisante par les représentants syndicaux.

La secrétaire générale de la CFDT a souligné la situation préoccupante de nombreuses professions, notamment dans les services à la personne, le secteur social ou la fonction publique territoriale. Elle a pointé l’inadéquation actuelle des indemnités kilométriques, qui ne couvriraient plus l’intégralité des frais engagés. Refusant le principe d’aides généralisées, jugées peu efficaces et coûteuses pour les finances publiques, elle a appelé à des mesures ciblées. Son propos a également insisté sur la nécessité d’une plus grande implication des employeurs, via la négociation collective, pour soutenir le pouvoir d’achat, et sur l’urgence d’accélérer la transition écologique pour réduire cette dépendance aux énergies fossiles.

De son côté, la dirigeante de la CGT a dénoncé des mesures gouvernementales qu’elle qualifie d’insignifiantes au regard de l’ampleur de la crise. Elle a comparé la situation actuelle au choc pétrolier des années 1970. Sa priorité est un blocage administratif des prix de l’énergie, mesure qu’elle présente comme un moyen de lutter contre la spéculation et de soulager immédiatement les budgets sans impact sur les comptes publics. Elle a également regretté que les préoccupations des salariés modestes, contraints d’utiliser leur véhicule pour se rendre sur leur lieu de travail, ne soient pas, selon elle, suffisamment prises en compte.

L’exécutif, pour sa part, maintient sa position de ne pas toucher à la fiscalité sur les carburants, laquelle constitue une part majoritaire du prix payé à la pompe. Le débat sur la meilleure manière de protéger le pouvoir d’achat des travailleurs face à ce nouveau contexte énergétique reste donc entier.

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