Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

L’Iran maintient la pression militaire malgré les ultimatums américains

Article

le

_**Malgré les avertissements répétés de la Maison-Blanche, Téhéran a poursuivi ses opérations offensives dans le golfe Persique, tandis que les tensions régionales continuent de peser sur la stabilité internationale.**_

Les forces iraniennes ont de nouveau frappé plusieurs cibles mardi, dont un navire-citerne koweïtien au large de Dubaï. L’attaque a endommagé la coque du bâtiment et provoqué un incendie, faisant craindre une pollution aux hydrocarbures. Dans l’émirat, des retombées de débris dus à des interceptions de missiles ont blessé quatre personnes. L’Arabie saoudite a pour sa part annoncé avoir neutralisé huit projectiles. Le ministre des Affaires étrangères iranien a réaffirmé que ces actions ne visaient que les « agresseurs » de la région, appelant Ryad à retirer les troupes américaines de son sol.

Depuis Washington, l’administration Trump a renouvelé ses menaces à l’encontre de l’Iran, évoquant la possibilité de détruire des infrastructures énergétiques vitales, notamment l’île de Kharg, principal terminal pétrolier du pays. Le président américain a également laissé entendre qu’une opération terrestre pourrait être envisagée pour prendre le contrôle de cette installation stratégique. De son côté, le Premier ministre israélien a indiqué que plus de la moitié des objectifs militaires fixés dans ce conflit avaient été atteints, sans préciser d’échéance pour la fin des hostilités.

Sur le plan diplomatique, des contacts discrets semblent néanmoins se poursuivre. Le secrétaire d’État américain s’est déclaré optimiste quant à la possibilité de travailler avec de nouveaux interlocuteurs au sein du gouvernement iranien. Cette ouverture contraste avec la décision du Parlement iranien d’approuver un projet de loi visant à imposer des droits de passage dans le détroit d’Ormuz, tout en interdisant le transit aux navires américains et israéliens.

La situation sécuritaire reste extrêmement volatile au Liban, où trois casques bleus indonésiens ont perdu la vie dans des explosions d’origine indéterminée. Ces incidents ont conduit le Conseil de sécurité des Nations unies à se réunir d’urgence. Les frappes israéliennes se sont intensifiées dans le sud du pays, provoquant de nouveaux déplacements de population et causant la mort d’un soldat libanais. Le bilan humain des affrontements depuis le début du mois de mars s’élève à plus de 1 200 morts et 3 600 blessés au Liban, selon les autorités locales.

Les marchés financiers et énergétiques subissent toujours les contrecoups de cette crise. Le prix du baril de pétrole a franchi le seuil symbolique des 100 dollars, une première depuis le début des hostilités. Les ministres des Finances et de l’Énergie du G7 se sont engagés à prendre les mesures nécessaires pour garantir la stabilité des approvisionnements. Si les places boursières européennes ont affiché une relative résilience, Wall Street a clôturé en baisse, les investisseurs demeurant prudents face aux déclarations parfois contradictoires.

Sur le terrain, les frappes aériennes se sont accentuées sur la capitale iranienne au cours du week-end, entraînant des coupures de courant temporaires. L’armée israélienne a ciblé une université affiliée aux Gardiens de la révolution, accusée d’abriter des activités de recherche sur des armements sophistiqués. Le chef du gouvernement israélien a estimé que le régime de Téhéran finirait par « s’effondrer de l’intérieur », tout en niant que cela constitue un objectif de guerre. Le conflit a déjà fait plusieurs milliers de victimes en Iran, selon des organisations de défense des droits humains, plongeant la population civile dans un climat d’angoisse permanent.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus