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Faits Divers

Perpétuité prononcée pour le meurtre d’une adolescente dans le Gard

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_**La cour d’assises a rendu son verdict après un procès qui n’a pas permis d’établir avec certitude les circonstances du drame survenu début 2023.**_

Un homme de quarante-deux ans a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir donné la mort à une lycéenne de dix-huit ans. Les faits remontent à janvier dernier aux abords d’Alès. Le corps sans vie de la jeune femme, prénommée Sihem, avait été découvert une semaine après sa disparition dans un secteur isolé de la commune des Salles-du-Gardon, où elle résidait.

L’accusé, Mahfoud Hansali, avait été rapidement identifié par les proches de la victime, qui avaient eux-mêmes mené des recherches avant l’intervention des forces de l’ordre. Cet individu, déjà connu des services judiciaires pour plusieurs condamnations antérieures, avait fini par admettre les faits en garde à vue. Il avait alors indiqué aux enquêteurs l’emplacement de la dépouille, partiellement dévêtue, et évoqué une dispute liée, selon ses dires, à une relation sentimentale que la jeune fille aurait menacé de révéler.

L’audience, qui s’est déroulée sur trois jours, n’a pas permis de lever les zones d’ombre persistantes quant aux motivations exactes du passage à l’acte. L’avocat général a souligné devant la cour que les débats n’avaient pas apporté d’éléments nouveaux sur ce point. Deux hypothèses principales ont été présentées, sans que le jury ne puisse les départager de manière définitive. La première évoque une manigance ayant mal tourné, la seconde une relation amoureuse dont l’accusé n’aurait pas supporté les développements.

Dans son réquisitoire, le magistrat a également avancé, sans pouvoir l’étayer par des preuves formelles, la possibilité d’une agression à caractère sexuel ayant dégénéré. Cette piste a été vivement contestée par la défense, l’un des avocats la qualifiant de pure spéculation. Les expertises médico-légales ont, quant à elles, établi que le décès était intervenu par strangulation, contredisant la version initiale de l’étouffement avancée par le prévenu.

Celui-ci est resté muet durant la majeure partie des débats, la tête baissée. Il n’a pris la parole brièvement qu’à la fin de l’audience pour présenter des excuses, affirmant n’avoir rien à ajouter pour sa défense. Son conseil a annoncé, après le verdict, que son client n’exercerait pas de recours, afin d’épargner à la famille de la victime une épreuve supplémentaire. La cour n’a pas suivi les réquisitions du parquet, qui demandait une période de sûreté de vingt-deux ans. La peine prononcée est donc la réclusion criminelle à perpétuité, sans mesure de sûreté spécifique.

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