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Faits Divers

Un agent des services secrets français jugé pour une fusillade entre voisins

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_**L’affaire, qui s’ouvre ce vendredi devant la cour criminelle du Val-d’Oise, oppose un ancien fonctionnaire de la DGSI à son voisin, grièvement blessé par balle et désormais handicapé à vie.**_

Le procès d’un ancien agent de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s’est ouvert à Pontoise. L’homme est accusé d’avoir tiré sur son voisin lors d’une altercation survenue dans la nuit du 15 novembre 2020, à Saint-Leu-la-Forêt. Les faits remontent à plus de cinq ans, mais leurs conséquences demeurent irréversibles pour la victime, Jean-Marie S., un quinquagénaire.

Selon les éléments de l’enquête, l’incident a débuté par un différend concernant un lampadaire situé dans le jardin de la résidence. Le riverain aurait entrepris de le débrancher, une initiative qui aurait attiré l’attention de son voisin, Nicolas T., alors en fonction à la DGSI. Ce dernier se serait approché pour s’enquérir de la situation. Dans la version rapportée par Jean-Marie S., l’échange, bref et tendu, aurait brusquement dégénéré. Après quelques mots échangés, une détonation aurait retenti.

La victime affirme s’être alors effondrée, atteinte à la jambe. Dans un témoignage recueilli, il décrit une blessure d’une extrême gravité, son membre « pendait complètement ». Dans un état critique, il aurait dû ramper sur une distance d’environ soixante-dix mètres pour tenter d’alerter les secours. Ancien sportif, l’homme subit depuis les séquelles permanentes de ses blessures, avec notamment une perte de plusieurs centimètres de tibia. Il évoque une existence bouleversée, marquée par de multiples interventions chirurgicales et plusieurs années passées en fauteuil roulant.

Face à ces accusations, l’ancien fonctionnaire a invoqué la légitime défense. Il soutient avoir cru que son voisin était armé et adoptait une attitude menaçante, justifiant selon lui l’usage de son arme de service. Cependant, des images de vidéosurveillance, consultées lors de l’instruction, montreraient l’accusé portant un coup de pied à la victime alors que celle-ci tentait de s’éloigner en rampant.

La cour d’appel de Versailles, dans son arrêt de renvoi devant la cour criminelle, a estimé que l’emploi de l’arme avait été « disproportionné » au regard de la situation. Nicolas T., révoqué de la police nationale au début de l’année 2023, encourt jusqu’à quinze années de réclusion criminelle pour le chef d’accusation de violences avec arme ayant entraîné une infirmité permanente.

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