Société
Un an de prison ferme pour le maire de Menton, trois ans pour son ancien directeur des ports
_**Le tribunal correctionnel de Marseille a rendu vendredi son verdict dans l’affaire des détournements de fonds publics au sein de la société des ports de la ville. L’élu et son ancien collaborateur ont écopé de lourdes peines.**_
Le maire de Menton, Yves Juhel, a été condamné à une peine d’emprisonnement ferme d’un an, assortie de deux ans avec sursis. L’octogénaire, qui ne briguera pas un nouveau mandat lors des prochaines élections municipales, devra purger sa peine sous le régime de la détention à domicile avec bracelet électronique. La juridiction marseillaise l’a également frappé d’une interdiction d’exercer toute fonction publique pour une durée de cinq ans et d’une inéligibilité de dix ans. Une amende de soixante mille euros et la confiscation de quarante-quatre mille euros saisis sur un compte bancaire complètent le dispositif.
Son ancien adjoint aux finances, Mathieu Messina, placé par ses soins à la tête de la société des ports, a quant à lui été condamné à trois années d’emprisonnement ferme. Un mandat d’arrêt a été émis à son encontre, l’intéressé n’ayant pas comparu à l’audience. Sa peine s’accompagne d’une amende de quatre cent mille euros, de la confiscation de biens d’une valeur supérieure à cinq cent mille euros, d’une inéligibilité décennale et d’une interdiction définitive de gérer et d’exercer une fonction publique.
Les magistrats ont retenu à l’encontre de Mathieu Messina des détournements de fonds publics s’élevant à près de neuf cent mille euros, une somme qu’il contestait partiellement. L’ancien directeur avait justifié ces prélèvements par l’absence de rémunération pour ses fonctions, évoquant une forme de rétribution. L’argent détourné a notamment financé un train de vie dispendieux, incluant des voyages, des locations de véhicules et des dépenses somptuaires en restauration. Des factures frauduleuses ont également été établies pour rembourser des frais de campagne électorale et verser des sommes à des proches.
Yves Juhel a été reconnu coupable pour sa participation à ces détournements, mais a été relaxé concernant des frais de campagne spécifiques d’un montant de quatre mille cinq cents euros. À l’issue du prononcé du jugement, l’élu s’est déclaré accablé, laissant entendre qu’il réfléchissait à un éventuel recours en appel.
Quatre personnes de l’entourage de Mathieu Messina ont écopé de peines de douze à quinze mois d’emprisonnement avec sursis, ainsi que d’amendes. Par ailleurs, quatre autres individus avaient précédemment été condamnés dans cette affaire. L’ancien directeur des services de la ville, Éric Le Floch, qui avait joué le rôle de lanceur d’alerte, a été relaxé.
Cette affaire judiciaire a profondément marqué la vie politique locale, survenant dans un contexte électoral tendu à quelques jours du scrutin municipal. La condamnation du maire sortant intervient alors que la droite est divisée et que plusieurs listes se disputent la succession, dans une configuration où l’extrême droite apparaît en position de force.
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