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Économie

Adidas sous pression boursière malgré des résultats solides

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Le géant allemand de l’équipement sportif a vu son action chuter après la publication d’objectifs jugés prudents pour l’année en cours. La direction assure que l’impact des tensions géopolitiques au Moyen-Orient reste, pour l’instant, contenu.

Le groupe Adidas a présenté des comptes annuels 2025 en nette progression, affichant un bénéfice net en hausse de 75% pour atteindre 1,34 milliard d’euros. Son chiffre d’affaires a également progressé, frôlant les 25 milliards d’euros. Malgré ces performances, les perspectives pour l’exercice 2026 ont déçu les investisseurs, entraînant un recul significatif de son titre à la Bourse de Francfort.

La direction a évoqué un environnement international marqué par des crises, soulignant la nécessité d’une grande réactivité opérationnelle. Si le conflit au Moyen-Orient affecte directement une partie de son réseau commercial dans la région, le groupe estime que ses chaînes logistiques principales sont peu perturbées. Les expéditions depuis l’Asie vers l’Europe et l’Amérique du Nord ne subiraient pour l’heure que des retails limités.

Les prévisions financières pour l’année en cours intègrent plusieurs paramètres défavorables, notamment des charges liées aux fluctuations monétaires et à certaines politiques douanières. Le résultat opérationnel devrait s’établir autour de 2,3 milliards d’euros. La marge opérationnelle, qui reste inférieure à l’objectif historique de 10%, n’est pas attendue à ce niveau avant 2027.

Pour soutenir sa croissance, Adidas mise sur deux événements sportifs majeurs, les Jeux olympiques d’hiver et surtout la Coupe du monde de football, dont les produits dérivés pourraient générer environ un milliard d’euros de ventes. La stratégie produit continue de s’appuyer sur le succès des modèles rétro, des chaussures de running performantes et des collections lifestyle, renforcées par des collaborations avec des personnalités influentes.

Le conseil de surveillance a par ailleurs confirmé la prolongation du mandat de son directeur général jusqu’en 2030, un signal de stabilité envoyé au marché. La société a également annoncé une augmentation substantielle du dividende et un nouveau programme de rachat d’actions. Ces annonces n’ont toutefois pas suffi à enrayer la défiance des investisseurs, préoccupés par un cadrage jugé trop prudent dans un contexte incertain.

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