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Économie

Le Japon se tourne vers le Pacifique pour un stockage pérenne de ses déchets radioactifs

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_**Les autorités nippones étudient la faisabilité d’un site d’enfouissement géologique profond sur un îlot isolé, à près de deux mille kilomètres de l’archipel principal, dans le cadre de leur nouvelle stratégie énergétique.**_

Le gouvernement japonais a officiellement annoncé son intention d’évaluer le potentiel de Minamitorishima, une île déserte de l’océan Pacifique, pour y implanter un site de stockage définitif de combustibles nucléaires usés. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une politique visant à maximiser le recours à l’énergie atomique, tout en répondant à l’impératif de sûreté renforcée depuis l’accident de Fukushima.

Le ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie a précisé que ce territoire, propriété de l’État et interdit au public, présente une superficie disponible et des caractéristiques géographiques jugées scientifiquement favorables. Une demande d’étude préliminaire a été transmise à l’administration métropolitaine de Tokyo, qui en assure la gestion, afin d’analyser la stabilité géologique et l’activité sismique du site.

Cette démarche constitue la première phase d’un processus en plusieurs étapes destiné à identifier un lieu de confinement sécurisé pour des matières dont la dangerosité perdure sur des échelles de temps millénaires. Jusqu’à présent, les recherches s’étaient concentrées sur des sites situés dans des régions habitées des principales îles de l’archipel.

Le choix d’un site aussi éloigné, initié directement par les autorités centrales, marque une évolution notable dans la gestion du dossier complexe des déchets radioactifs. Cette orientation intervient alors que le pays a récemment redémarré la plus grande centrale nucléaire du monde, signe d’un retour en force du nucléaire dans son mix énergétique.

À l’échelle internationale, la Finlande a inauguré une voie pionnière avec la mise en service d’Onkalo, le premier dépôt géologique profond opérationnel au monde, où les déchets sont isolés à plusieurs centaines de mètres sous terre. Le projet japonais s’inscrit dans cette recherche globale de solutions de long terme pour l’industrie nucléaire.

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