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Le dernier témoin de Natzweiler-Struthof s’est éteint

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_**Henri Mosson, figure de la mémoire de la déportation et doyen des survivants du seul camp de concentration nazi établi sur le sol français, est décédé à l’âge de 101 ans.**_

L’homme qui portait le souvenir de l’indicible s’en est allé. Henri Mosson, reconnu comme le doyen des anciens détenus du camp de Natzweiler-Struthof, s’est éteint à Dijon. Il avait 101 ans. Arrêté pour faits de résistance en Bourgogne à l’âge de 19 ans, il fut condamné à mort en 1943 avant de voir sa peine commuée en déportation.

Il fut alors envoyé dans ce camp alsacien, lieu d’internement des prisonniers politiques visés par le décret « Nacht und Nebel », conçu pour les faire disparaître sans laisser de traces. Transféré par la suite à Dachau, il survécut jusqu’à la libération du camp en avril 1945. Sa vie d’après fut entièrement consacrée au devoir de transmission.

Pendant des décennies, il a partagé son histoire avec une détermination sans faille, s’adressant à des générations d’élèves dans près de deux cents établissements scolaires, y compris en Allemagne. Il mettait en garde contre les résurgences de l’extrémisme et la fragilité des démocraties, invitant sans relâche à la vigilance.

Les hommages ont salué un passeur de mémoire exceptionnel, qui racontait l’horreur sans jamais cultiver la haine ni se draper dans une posture héroïque. La ville de Dijon, où il résidait, lui avait remis la Légion d’honneur pour son centième anniversaire. Par sa parole, il laisse une trace indélébile dans la conscience collective, un ultime rempart contre l’oubli.

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